Que restera-t-il aux jeunes créateurs une fois les Jeux olympiques de la jeunesse terminés ? Cette question a traversé la première rencontre « Parlons JOJ », organisée le 22 octobre au centre culturel Léopold Sédar Senghor de Pikine, rapporte la RTS. De jeunes artistes y ont défendu des perspectives qui dépassent l'événement : se former, vivre de leur métier et participer aux décisions qui concernent leur territoire.
Un cycle de quatre dialogues
Organisée par Polaris Asso et Africulturban, avec le soutien de l'ambassade de Suisse, la rencontre s'est tenue en présence de l'ambassadrice Tamara Mona, d'Abdoulaye Gaye, directeur adjoint des Arts, et de Bineta Ndack, du Fonds de financement de la formation professionnelle et technique (3FPT). Les maires de la Ville de Pikine et des communes de Pikine-Est, Pikine-Nord et Pikine-Ouest étaient représentés. Consacrée aux industries culturelles et créatives, elle ouvre un programme de quatre dialogues.
Les priorités des jeunes artistes
L'artiste chanteuse et créatrice de contenu Coumba Ndoye, alias Warwuba, 24 ans, a plaidé pour des formations qualifiantes et certifiantes dans les métiers culturels et numériques, ainsi que pour un accès plus équitable aux espaces de création, y compris dans les régions. Le chanteur et guitariste Amadou Aw, 27 ans, a insisté sur le lien entre création et engagement citoyen, tandis que la photographe Oulimata Sow, 21 ans, s'est interrogée sur les retombées durables des JOJ en matière d'infrastructures et d'insertion.
« Prendre la parole, c'est un acte démocratique. Écouter, c'est un acte démocratique », a souligné Ousseynou Gueye, directeur exécutif de Polaris Asso, rappelant que les jeunes ne représentent que 6 % des conseillers municipaux au Sénégal, selon un rapport de son organisation. Le représentant du maire de Pikine a, de son côté, mis en avant plus de 300 millions de FCFA investis dans une maison des jeunes et près de quatre milliards de FCFA de bourses d'études en dix ans.
« La culture et le sport ne sont pas de simples divertissements ; ce sont de véritables leviers de transformation sociale », a affirmé le rappeur Matador, fondateur d'Africulturban. Les prochaines rencontres porteront sur la gouvernance locale le 31 octobre, puis sur l'entrepreneuriat des jeunes à la mi-novembre. Un dialogue final, après les Jeux, doit porter les recommandations auprès des plus hautes autorités.






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