Le Sénégal veut franchir une nouvelle étape dans sa politique d’électrification et atteindre l’accès universel à l’électricité à l’horizon 2029. Pour concrétiser cette ambition, l’État estime ses besoins de financement à environ 400 milliards de FCFA. L’annonce a été faite ce mardi par le ministre de l’Énergie et du Pétrole, Dr Abdourahmane Diouf, lors d’une table ronde consacrée au thème « Atteindre l’accès universel à l’électricité ».
La rencontre s’est tenue en présence du ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Cheikh Diba, ainsi que de plusieurs partenaires appelés à contribuer au financement des projets d’électrification. Pour le gouvernement, l’enjeu est désormais de mobiliser les ressources nécessaires afin d’accélérer le déploiement des infrastructures électriques et de réduire les disparités encore observées dans l’accès à l’électricité.
Selon Abdourahmane Diouf, le besoin de financement s’élève à 400 milliards de FCFA pour permettre au Sénégal d’atteindre son objectif fixé à 2029. Face à l’importance de cette enveloppe, le ministère de l’Énergie et du Pétrole a décidé de renouer avec le format d’une conférence des bailleurs, une initiative qui n’avait plus été organisée dans le secteur depuis 2021.
« Nous nous sommes dit que la meilleure façon de trouver cet argent, c’était d’avoir une conférence des bailleurs », a expliqué le ministre. Cette démarche vise notamment à présenter de manière structurée les différents projets retenus par l’État et à identifier les partenaires financiers susceptibles de les accompagner.
La stratégie de mobilisation des ressources repose sur deux grands groupes de partenaires. Le premier regroupe les partenaires techniques et financiers traditionnels, notamment la Banque mondiale, mais également les États entretenant une coopération bilatérale avec le Sénégal. La France, les États-Unis et l’Allemagne figurent notamment parmi les pays ciblés dans le cadre de cette recherche de financements.
Le gouvernement entend toutefois élargir cette mobilisation au secteur privé. Les investisseurs internationaux, mais aussi les entreprises sénégalaises, sont invités à prendre part à l’effort national en faveur de l’accès universel à l’électricité. Abdourahmane Diouf a particulièrement insisté sur la nécessité d’associer les acteurs privés nationaux disposant de ressources, d’expertise ou de projets susceptibles de contribuer à l’atteinte de cet objectif.
Le ministre a ainsi appelé les entreprises sénégalaises ayant développé des initiatives ou mobilisé des financements dans le domaine de l’électrification à se rapprocher de son département. L’objectif est de recenser les différentes initiatives existantes, de les intégrer à la dynamique nationale et, lorsque cela est possible, de faciliter leur mise en œuvre.
Cette table ronde constitue ainsi une étape préparatoire à une mobilisation plus large des partenaires autour du financement de l’accès universel à l’électricité. Au-delà de la recherche de ressources financières, l’État souhaite disposer d’une feuille de route permettant de mieux coordonner les interventions des différents acteurs et d’orienter les investissements vers les zones qui restent insuffisamment desservies.
À travers cette démarche, le gouvernement entend accélérer l’électrification du territoire et faire de l’accès à l’électricité un levier du développement économique et social. L’échéance de 2029 impose toutefois une mobilisation importante des financements publics, des partenaires au développement et du secteur privé.






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