Le différend entre Oumar Sow et l’homme d’affaires Mouhamed Dieng prend une nouvelle tournure. Après les déclarations du président du mouvement And-Marchons ensemble faisant état d’une plainte déposée devant le juge d’instruction du tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye pour des faits présumés d’injures et de menaces, le collectif des avocats de Mouhamed Dieng a réagi publiquement.
Dans un communiqué rendu public ce mardi 13 octobre 2026, les conseils de l’homme d’affaires contestent la démarche médiatique entourant cette affaire et appellent au respect du cadre judiciaire. « Dans un État de droit, la justice ne se rend pas dans la presse », rappellent-ils, invitant Oumar Sow à présenter aux autorités judiciaires les éléments susceptibles, selon lui, d’étayer ses accusations.
Pour les avocats, le débat doit se dérouler devant les instances compétentes plutôt que dans l’espace médiatique. Ils estiment que toute accusation doit être examinée dans le respect des règles de procédure, des droits de la défense et de la présomption d’innocence.
La défense avance également une explication sur l’origine du différend. Selon son communiqué, la plainte serait intervenue dans un contexte marqué par une demande d’appui financier qu’Oumar Sow aurait adressée à Mouhamed Dieng pour soutenir des activités politiques. Les avocats affirment que cette sollicitation n’aurait pas reçu une suite favorable.
Ils soutiennent que ce refus aurait ensuite été suivi de propos visant à dénigrer leur client sur le plateau d’une chaîne de télévision. Ces éléments constituent la version présentée par la défense et n’établissent pas, à eux seuls, les circonstances exactes du différend ni les motivations du plaignant.
« Ces circonstances ne sauraient justifier davantage le procès médiatique fait à Monsieur Mouhamed DIENG », écrivent les conseils, qui reprochent à la couverture publique de l’affaire de déplacer le débat hors du terrain judiciaire.
Le collectif assure par ailleurs que Mouhamed Dieng entend défendre ses droits et préserver sa réputation par les voies légales. Il affirme que son client ne cédera à aucune pression et qu’il réservera sa réponse aux autorités judiciaires compétentes, afin que les faits puissent être examinés dans le cadre prévu par la loi.
Dans leur communiqué, les avocats appellent enfin les différentes parties à faire preuve de retenue et à éviter toute déclaration susceptible d’alimenter la polémique. Ils insistent sur la nécessité de respecter les principes fondamentaux de la procédure judiciaire, notamment la présomption d’innocence et les droits de la défense.
À ce stade, les accusations évoquées dans cette affaire demeurent contestées et devront être appréciées à la lumière des éléments soumis à la justice. La réaction du collectif des avocats marque ainsi une nouvelle étape dans ce différend, dont l’évolution dépendra notamment de la procédure judiciaire et des éléments que les parties pourront présenter devant les autorités compétentes.






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