Brassards et foulards rouges autour du cou, les bijoutiers de Touba et de Mbacké ont donné de la voix. Une semaine après le meurtre d'un des leurs, tué dans sa bijouterie de la Zac Mbao le samedi 17 octobre 2026, ils ont tenu un point de presse pour réclamer justice, rapporte Seneweb. Selon eux, l'auteur du crime n'a toujours pas été arrêté.
Un appel direct aux plus hautes autorités
Les porte-parole, Sam Thiam et Ablaye Thiam, membres de la section de Touba de l'association des bijoutiers, ont ouvert leur déclaration par une prière pour le défunt. Ils ont ensuite interpellé directement le président de la République, le Premier ministre, le ministre de la Justice et le ministre de l'Intérieur et de la Sécurité publique.
Les bijoutiers affirment faire face à de très graves problèmes d'insécurité. Ils rappellent avoir été jusqu'ici victimes de braquages sur leurs lieux de travail, avec des butins pouvant atteindre, selon eux, plusieurs centaines de millions de francs CFA. À Touba, plus d'une dizaine de bijouteries auraient ainsi été braquées sans que des solutions durables soient trouvées. « Aujourd'hui, les malfaiteurs vont jusqu'à tuer », ont-ils déploré, rappelant qu'il revient à l'État d'assurer la sécurité des personnes.
« Un pays doit fonctionner selon des lois »
Les bijoutiers disent n'avoir reçu, à ce jour, aucune information concrète sur l'avancée de l'enquête. Ils demandent que les investigations soient accélérées afin que les auteurs soient arrêtés et que la lumière soit faite sur les braquages qui visent leurs boutiques. Ils insistent sur le fait qu'un pays doit fonctionner selon des lois et ne peut sombrer dans l'anarchie.
Se disant inquiets et épuisés, ils assurent ne pas vouloir manifester ni provoquer de troubles. Ils rappellent qu'ils sont aussi des employeurs, chacun faisant travailler cinq à six personnes. Déterminés à poursuivre leur mobilisation, ils préviennent : « Si aucune solution n'est trouvée, nous prendrons nous-mêmes nos responsabilités pour faire entendre nos revendications. »
L'enquête sur ce meurtre se poursuit. Par respect pour la famille, notre rédaction ne publie pas l'identité de la victime.






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