Les bijoutiers du Sénégal ont baissé leurs rideaux. Entre indignation, inquiétude et deuil, les professionnels du secteur ont observé une journée de protestation pour dénoncer la multiplication des cambriolages visant leurs ateliers, après la mort d'un des leurs, tué lors de l'attaque de son atelier à la Zac Mbao, rapporte Seneweb.
« Une journée d'indignation et de prière »
« Nous avons baissé nos rideaux, nous avons fermé nos boutiques. C'est une journée d'indignation, mais aussi une journée de prière à l'endroit de notre confrère », explique Moussa Niang, coordonnateur du Collectif des bijoutiers du Sénégal. Les professionnels réclament justice et une meilleure sécurisation de leurs boutiques.
Quatre attaques au mode opératoire similaire
Dans un mémorandum daté du 22 octobre et adressé aux ministres de l'Intérieur, de la Justice et de l'Artisanat, le collectif recense quatre ateliers ciblés en trois mois, à Guédiawaye, Tivaouane, Louga et à la Zac Mbao. Selon le document, les malfaiteurs procéderaient de la même façon : effraction nocturne, ouverture de passages dans les murs arrière, défoncement des coffres-forts et vol d'or et de métaux précieux. « Ce que nous voulons, c'est un environnement de paix pour pouvoir travailler dignement », plaide Moussa Niang.
Une enquête centralisée réclamée
Le collectif demande une enquête judiciaire centralisée pour établir d'éventuels liens entre les quatre affaires et identifier les auteurs et leurs commanditaires. Il réclame aussi des patrouilles nocturnes renforcées autour des ateliers et des marchés, une audience urgente avec les autorités, ainsi que des conseils sur les moyens de protection, comme la vidéosurveillance. Sur l'enquête concernant le meurtre de leur confrère, Moussa Niang se veut prudent : « Elle suit son cours. Nous avons totalement confiance en notre justice. »






Commentaires (0)
Soyez le premier à commenter cet article.