Le gouvernement sénégalais renforce son dispositif de protection sociale en faveur des ménages et des personnes en situation de vulnérabilité. La ministre de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités, Marie Angélique Mame Selbé Diouf, a procédé, jeudi 1er octobre 2026, au lancement officiel des allocations de l’année 2026 du Programme national de Bourses de Sécurité familiale (PNBSF).
Cette cérémonie marque la reprise du programme pour l’exercice 2026 et intervient dans un contexte où les pouvoirs publics affichent leur volonté de consolider les mécanismes de solidarité nationale. À travers ce dispositif, l’État entend apporter un soutien financier régulier aux populations les plus exposées à la pauvreté et aux différents chocs économiques.
Selon les informations rapportées par Le Soleil, le nombre de bénéficiaires connaît cette année une hausse significative. Il passe de 355 013 à 412 011 personnes, soit une extension importante du périmètre du programme. Cette progression traduit la volonté des autorités d’élargir l’accès aux mécanismes de protection sociale à davantage de ménages et de personnes vulnérables.
Pour l’année 2026, cette politique mobilise une enveloppe globale de 70 milliards de francs CFA, répartie sur les quatre trimestres. Le financement doit permettre d’assurer la continuité des allocations tout au long de l’année et de consolider l’accompagnement des bénéficiaires.
Dans le détail, le dispositif concerne 325 741 ménages identifiés à partir du Registre national unique (RNU). Cet outil constitue l’un des principaux instruments utilisés par l’État pour identifier les ménages susceptibles de bénéficier des programmes de protection sociale. À ces ménages s’ajoutent 86 270 personnes vivant avec un handicap et détentrices de la Carte d’Égalité des Chances.
Le Programme national de Bourses de Sécurité familiale s’inscrit ainsi dans une approche plus large de lutte contre la pauvreté et les vulnérabilités sociales. Mis en place en 2013 par la Délégation générale à la Protection sociale et à la Solidarité nationale (DGPSN), il constitue depuis plusieurs années l’un des principaux mécanismes publics d’appui direct aux familles vulnérables.
Au-delà du soutien financier, le programme poursuit également des objectifs sociaux liés notamment à l’éducation. Les allocations doivent contribuer à favoriser la scolarisation et le maintien des enfants à l’école, tout en permettant aux familles bénéficiaires de disposer de ressources supplémentaires pour faire face à leurs dépenses essentielles.
Le dispositif vise également à renforcer la résilience des ménages confrontés aux difficultés économiques. Dans un contexte marqué par la hausse du coût de certaines dépenses et par la fragilité des revenus de nombreuses familles, les transferts sociaux constituent un levier permettant d’atténuer les effets des chocs sur les populations les plus exposées.





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