Le ministère de l'Énergie et du Pétrole a réagi. Après une journée de vendredi marquée par de longues files d'attente devant plusieurs stations-service de Dakar, où de nombreux automobilistes ont peiné à faire le plein, le département dirigé par Abdourahmane Diouf a livré ses explications dans un communiqué rapporté par Seneweb. Et il se veut rassurant : la situation doit revenir à la normale dès ce samedi 24 octobre 2026.
La grève des transporteurs en cause
Selon le ministère, ces perturbations s'expliquent par les difficultés d'acheminement nées de la grève générale de trois jours, à laquelle ont pris part les transporteurs d'hydrocarbures. Les camions-citernes n'ayant pas assuré normalement les livraisons, plusieurs stations se sont retrouvées à sec ou n'ont pu servir qu'au compte-gouttes.
Le communiqué insiste sur un point : il ne s'agit pas d'une pénurie. « Les dépôts pétroliers disposent de stocks de supercarburant et de gasoil », assure le ministère, qui précise que « les perturbations observées ne sont donc pas liées à un manque de carburant », mais à l'interruption des livraisons vers les points de vente.
Un retour à la normale annoncé pour ce samedi
Avec la fin du mouvement de grève ce vendredi, les rotations des camions peuvent reprendre. Le ministère estime que le réseau de distribution devrait progressivement retrouver son fonctionnement habituel. « Dans quelques heures, à compter du samedi 24 octobre 2026, les stations-service concernées seront réapprovisionnées et la distribution retrouvera son cours normal », indique le communiqué.
Éviter les achats de précaution
En attendant, les autorités appellent les usagers à la retenue. Le ministère les invite à éviter les achats de précaution, comme le remplissage de bidons ou les pleins anticipés, qui risqueraient de ralentir le retour à une distribution normale en vidant plus vite les cuves des stations réapprovisionnées.
Cette mise au point intervient au lendemain de la fin de la grève de 72 heures lancée par le FSDT, dont les organisateurs ont salué une forte mobilisation. Les tensions observées à la pompe illustrent le poids du transport routier dans la chaîne d'approvisionnement en produits pétroliers de la capitale.






Commentaires (0)
Soyez le premier à commenter cet article.