Aminata Touré, coordinatrice de la coalition présidentielle Kiiraay et envoyée spéciale du chef de l'État, a réagi ce mardi 13 octobre aux débats sur la création de commissions d'enquête parlementaires. Pour elle, le contrôle de l'argent public revient d'abord aux corps de contrôle de l'État, et non aux députés.
L'ancienne Première ministre rappelle que « la bonne gouvernance et la transparence sont fondamentales pour faire avancer notre pays », mais estime qu'il faut tenir ces principes à l'écart des « manœuvres et manipulations politiciennes ».
« Chacun à sa place »
Selon Aminata Touré, la Cour des comptes et l'Inspection générale d'État (IGE) sont les organes légalement chargés de vérifier l'usage des deniers publics. Les députés, affirme-t-elle, « ne sauraient s'arroger les prérogatives de la Cour des comptes », car ils n'en ont ni les attributions juridiques ni les compétences techniques. « La vérification financière, c'est un métier qui requiert des capacités spécifiques », insiste-t-elle.
Elle demande donc que tous les dossiers évoqués, y compris celui du fonds Jaam pour la paix en Casamance, soient transmis aux organes de contrôle compétents.
« Qui va enquêter sur les enquêteurs ? »
Dans une seconde réaction, Aminata Touré s'interroge sur les mécanismes de contrôle internes de l'Assemblée nationale, qui gère elle aussi des fonds publics. « Qui va enquêter sur les enquêteurs ? », lance-t-elle.
Cette prise de position intervient après l'annonce, par le président de l'Assemblée nationale Ousmane Sonko, de plusieurs propositions de résolution du groupe Pastef visant à créer des commissions d'enquête parlementaires, notamment sur les fonds spéciaux.






Commentaires (0)
Soyez le premier à commenter cet article.