Et si l’eau qui menace les champs servait, demain, à les faire vivre ? C’est la logique défendue par Youssoupha Gaye, directeur des Bassins de rétention et des Lacs artificiels, alors que la montée des eaux fait craindre des crues le long des grands cours d’eau, notamment le fleuve Sénégal.
Selon lui, des dispositions ont été prises pour limiter l’impact des inondations sur les producteurs. La réponse de l’État repose sur deux leviers : réguler les écoulements et retenir une partie de l’eau dans des bassins et ouvrages aménagés à cet effet. « La réalisation d’ouvrages avec becs de canard permet la régulation des crues », a expliqué le responsable.
Ces aménagements sont financés à travers plusieurs projets et programmes, a-t-il précisé, en citant la zone de Kaffrine parmi les secteurs où les travaux sont particulièrement concentrés. Sa direction intervient en appui à celle de l’Agriculture pour la gestion des eaux de crue.
L’enjeu est double. Il s’agit d’abord de protéger les parcelles exposées. Il s’agit ensuite de permettre aux agriculteurs de poursuivre leurs activités grâce à l’eau stockée, et de compenser ainsi une partie des pertes causées par les inondations.
Ces explications interviennent alors que de fortes pluies touchent le pays en ce début octobre. Aucun chiffre n’a toutefois été avancé sur le nombre d’ouvrages concernés ni sur les volumes d’eau retenus.






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