Le Sénégal et l'Algérie tournent une page. Ce mardi 13 octobre, Alger a accueilli la sixième session de la Commission mixte de coopération entre les deux pays, une instance qui ne s'était plus réunie depuis près de trois décennies. Les travaux ont été coprésidés par le ministre sénégalais des Affaires étrangères, Cheikh Niang, et son homologue algérien, Ahmed Attaf.
La rencontre s'est conclue par l'adoption d'une déclaration conjointe et la signature de plusieurs accords et mémorandums d'entente. Sur le plan politique, les deux capitales disent vouloir intensifier leur concertation face au terrorisme, à l'extrémisme violent, à la criminalité transnationale organisée et aux défis de la sécurisation des frontières. Elles rappellent aussi leur attachement aux principes de l'ONU et de l'Union africaine, ainsi que leur soutien à la cause palestinienne.
Le volet économique occupe une place centrale. Dans leur déclaration, les deux parties reconnaissent que leurs échanges restent en deçà de leur potentiel. Elles comptent y remédier en encourageant l'investissement, en redonnant du souffle au Conseil d'affaires algéro-sénégalais et en tirant parti de la Zone de libre-échange continentale africaine. L'implantation à Dakar de l'Algerian Bank of Senegal est saluée, tandis que l'énergie, de l'exploration pétrolière aux renouvelables, est désignée comme un secteur à fort potentiel.
Dakar et Alger entendent enfin relancer la mobilité universitaire, les bourses d'études et les échanges scientifiques, tout en resserrant leurs liens culturels, sportifs et religieux. Il reste désormais à transformer ces engagements en résultats concrets.






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