Le président d'AGIR-Les leaders, Thierno Bocoum, a vivement critiqué le Pastef et sa majorité parlementaire, rapporte Seneweb. L'ancien député dénonce les tensions au sommet de l'État et met en doute les motivations des initiatives d'enquêtes parlementaires.
« Lorsque nous étions encore ensemble dans l'opposition, j'avais alerté sur la fourberie politique, le populisme et les contradictions de Pastef », affirme-t-il. Évoquant l'emploi, le pouvoir d'achat, l'électricité, les inondations et le coût de la vie, il estime que « sur bien des fronts, les promesses ont pris de l'avance sur les réalisations ».
Les commissions d'enquête en question
Tout en reconnaissant que le contrôle de l'action publique est une mission fondamentale de l'Assemblée, Thierno Bocoum soupçonne une stratégie visant à faire de ces commissions un argument pour justifier une éventuelle dissolution. Il met aussi en cause la capacité de certains députés à mener des investigations : « Certains ne savent même pas lire les questions qu'on leur soumet. » Il rappelle qu'une commission d'enquête « n'est pas un tribunal ».
Il affirme également que, depuis le début de la législature, le budget de l'Assemblée n'a fait l'objet d'aucun rapport de la commission de comptabilité et de contrôle. « On ne peut pas réclamer la transparence chez les autres tout en laissant planer le doute sur sa propre gestion », estime-t-il.
« Nous sommes ainsi passés de Projet-Pastef à Pastef-Prod », résume-t-il, avant de conclure : « Un peuple ne se nourrit pas de polémiques. Il ne se développe pas à coups de slogans. »






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