Dans la région de Kédougou, l’une de celles que touche l’épidémie de diphtérie, les services de santé disent voir arriver des malades moins sévèrement atteints. « Nous recevons moins de cas graves », a affirmé le Dr Ababacar Mbaye, médecin-chef de la région médicale, qui attribue cette évolution à la surveillance et à la détection précoce de la maladie.
Selon lui, les patients sont suivis en ambulatoire : dès leur arrivée, un prélèvement est effectué, un traitement administré et les mesures de prévention rappelées. Repérer la maladie tôt, insiste le praticien, permet de faire baisser le nombre de décès.
La région compte 35 cas recensés, dont 25 dans le district sanitaire de Kédougou, 8 dans celui de Saraya et 2 à Salémata. À l’échelle nationale, le dernier bilan du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, arrêté au 5 octobre, fait état de 248 cas confirmés, répartis dans 51 districts sanitaires de 14 régions, et de 11 décès.
Le premier cas avait été confirmé le 1er août 2026 par l’Institut Pasteur de Dakar. Très contagieuse, la diphtérie est due à la bactérie Corynebacterium diphtheriae. Après une incubation qui dure généralement de deux à cinq jours, elle se manifeste par un mal de gorge aigu, une fièvre modérée, une fatigue intense et des difficultés à avaler.
Autant de signes qui doivent conduire à consulter sans attendre : d’après le médecin-chef, c’est la précocité de la prise en charge qui fait aujourd’hui la différence à Kédougou.






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