Comme annoncé, Abdou Karim Fofana a été entendu ce lundi 12 octobre par la commission d'enquête parlementaire de l'Assemblée nationale. L'ancien ministre de l'Urbanisme a notamment été interrogé sur le dossier « Dakar Towers », qui porte sur la réattribution de terrains à un promoteur, les contreparties obtenues par l'État et les risques financiers pour ce dernier.
Un projet hérité de l'ère Wade
Le projet concerne le site du stade Assane Diouf, sur la Corniche Ouest. Sous la présidence d'Abdoulaye Wade, la société ACC avait obtenu un bail de 2,5 hectares. Le chantier avait été gelé vers 2005-2006 après une forte opposition des habitants de Rebeuss, et le dossier est resté bloqué jusqu'en 2019.
« Régler un différend ancien »
Devant les députés, Abdou Karim Fofana a expliqué qu'en 2019, le promoteur, qui disait avoir engagé des investissements évalués à l'époque à environ 15 milliards de FCFA, menaçait de saisir la justice pour récupérer ses droits ou réclamer d'importantes indemnisations. Selon lui, l'État ne pouvait ignorer indéfiniment les engagements contractuels pris envers des investisseurs.
L'ancien ministre a présenté l'opération comme un compromis assorti d'aménagements d'intérêt général : réduction de l'emprise sur le stade, élargissement de 5 mètres de l'avenue Malick Sy, création d'une voie de séparation, rétrocession d'un espace au profit de la mosquée Omarienne et aménagement d'un terrain de football d'un hectare remis à la commune de Dakar-Plateau. En contrepartie, le promoteur a reçu un terrain de substitution sur l'ancien camp Lat Dior.
Ces explications restent à confronter aux éléments du dossier, notamment la valeur des terrains cédés et les obligations réellement exécutées par le promoteur, que les travaux de la commission devront éclairer.






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