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Éducation nationale : Guirassy annonce le déploiement de plus de 8 400 enseignants et écarte le risque de fortes perturbations

À la veille de la rentrée scolaire 2026-2027, prévue ce lundi 12 octobre, le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Mamadou Guirassy, a présenté les principales mesures destinées à assurer le bon déroulement de l’année scolaire. Invité dimanche 11 octobre de l’émission Point de vue sur la RTS, il a notamment rassuré sur le rattrapage des heures de cours perdues, annoncé le déploiement de plus de 8 400 enseignants et insisté sur la poursuite du dialogue avec les syndicats pour prévenir d’éventuelles perturbations.

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Éducation nationale : Guirassy annonce le déploiement de plus de 8 400 enseignants et écarte le risque de fortes perturbations

Le report de la rentrée au 12 octobre, décidé dans un contexte marqué par les fortes pluies et les inondations, avait suscité des interrogations sur le respect du quantum horaire et l’achèvement des programmes scolaires. Sur ce point, Moustapha Guirassy s’est voulu catégorique, estimant que le décalage enregistré ne compromet pas le déroulement de l’année scolaire.

« Très sincèrement, il ne faut pas se faire peur. 72 heures, c’est maîtrisable et largement jouable », a-t-il déclaré. Le ministre a assuré que le volume horaire prévu pour les enseignements resterait une priorité. « Le quantum horaire, là, nous le sanctuarisons. Et il n’y a aucune crainte à se faire à ce sujet », a-t-il ajouté.

Pour compenser les heures perdues, plusieurs possibilités d’aménagement de l’organisation pédagogique seront mobilisées, notamment l’adaptation des périodes de cours et une utilisation accrue des ressources numériques. L’objectif affiché est de préserver la progression des apprentissages et de permettre aux élèves de terminer les programmes dans les délais prévus.

Au-delà de cette rentrée, le ministère réfléchit également à une organisation scolaire davantage adaptée aux réalités climatiques des différentes régions du Sénégal. Face à la récurrence des fortes précipitations et aux risques d’inondation, Moustapha Guirassy envisage une évolution du calendrier scolaire à partir de l’année prochaine.

« L’année prochaine, par exemple, parce que là nous avons le temps, nous pouvons aller vers une semi-académisation », a-t-il annoncé. Cette approche consisterait à tenir davantage compte des particularités régionales dans la fixation des dates de reprise et de fermeture des classes, sans remettre en cause le caractère national des examens et des concours. Une telle adaptation viserait à limiter les perturbations liées aux intempéries et à mieux tenir compte des contraintes auxquelles sont confrontés les établissements dans certaines zones.

Sur le plan des ressources humaines, le ministre a annoncé un renforcement important des effectifs enseignants pour cette année scolaire. « C’est 8 400 et quelques enseignants que l’État du Sénégal, cette année, pour la rentrée, va déployer », a-t-il précisé.

Ce contingent comprend notamment des sortants des Centres régionaux de formation des personnels de l’éducation (CRFPE), de la Faculté des sciences et technologies de l’éducation et de la formation (FASTEF) et de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis. Il inclut également 2 527 agents issus du dernier recrutement spécial. Ce renfort doit contribuer à réduire le déficit en personnel dans les établissements publics et à améliorer les conditions d’apprentissage.

Cette mobilisation s’inscrit dans les orientations de l’Agenda national de transformation Sénégal 2050, qui accorde une place importante à l’éducation dans la stratégie de développement du pays. La disponibilité d’enseignants en nombre suffisant demeure toutefois un enjeu essentiel pour assurer une répartition plus équilibrée des ressources humaines et répondre aux besoins des établissements sur l’ensemble du territoire.

Le climat social dans le secteur éducatif constitue un autre sujet majeur abordé par Moustapha Guirassy. Alors que les enseignants continuent de réclamer l’application de certains accords et le règlement de revendications liées notamment aux indemnités, le ministre estime que de fortes perturbations peuvent être évitées grâce à la concertation.

« Globalement, je pense qu’on ne devrait pas avoir de grandes perturbations », a-t-il déclaré, saluant le sens des responsabilités des organisations syndicales, notamment celles regroupées au sein du G7. Il a également reconnu le bien-fondé de certaines attentes des enseignants, affirmant : « Ils ont raison, encore une fois ».

Pour prévenir les tensions, le ministère mise sur un dialogue régulier avec les partenaires sociaux. Selon le ministre, les concertations ont été intensifiées, avec des rencontres organisées deux fois par mois et un suivi des engagements pris lors des récents Conseils interministériels.

Moustapha Guirassy considère que l’anticipation et la circulation de l’information sont essentielles pour éviter les blocages. « Ce qui est dangereux avec les syndicats, et je les comprends très bien, c’est lorsqu’il n’y a pas d’écoute, lorsqu’ils n’ont pas d’information », a-t-il expliqué.

À travers ces annonces, le ministère de l’Éducation nationale affiche plusieurs priorités pour l’année scolaire 2026-2027 : préserver le temps d’apprentissage, renforcer les effectifs enseignants et maintenir un climat social favorable au fonctionnement des établissements. La mise en œuvre effective de ces engagements, notamment le déploiement des nouveaux enseignants et le suivi des accords syndicaux, sera déterminante pour répondre aux attentes des élèves, des familles et des professionnels de l’éducation.

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