Huit pays africains figurent sur la nouvelle liste noire des États accusés de recruter ou d'utiliser des enfants soldats, publiée par le Département d'État américain dans son Rapport 2026 sur la traite des personnes.
Il s'agit de l'Éthiopie, du Nigeria, de la République centrafricaine, de la République démocratique du Congo, du Rwanda, de la Somalie, du Soudan et du Soudan du Sud. Washington les accuse d'avoir recruté ou utilisé des mineurs dans leurs forces armées, leur police ou des groupes armés soutenus par leur gouvernement.
Une définition large
Le rapport considère comme enfant soldat « toute personne âgée de moins de 18 ans » contrainte de servir, y compris dans des fonctions de soutien : « cuisinier, porteur, messager, médecin, garde ou esclave sexuel ». L'enquête couvre la période du 1er avril 2025 au 31 mars 2026. Elle repose sur des entretiens avec des représentants gouvernementaux, des ONG, des organisations internationales, des journalistes, des universitaires et des victimes.
Des restrictions militaires
Ce classement relève de la loi américaine sur la prévention des enfants soldats (Child Soldiers Prevention Act). Les pays concernés s'exposent au gel de la formation militaire internationale, à la fin du financement militaire étranger et à l'interdiction des licences de vente directe d'équipements militaires américains.
Ces restrictions s'appliquent depuis le 1er octobre 2026, pour l'exercice budgétaire en cours, « sauf dérogation présidentielle ».






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