Les autorités en charge de l’enseignement supérieur appellent les étudiants, les parents et l’ensemble des personnes souhaitant s’inscrire dans un établissement privé à la plus grande vigilance. Cette mise en garde intervient alors que les inscriptions et orientations dans les établissements d’enseignement supérieur constituent une étape déterminante pour de nombreux bacheliers et étudiants.
Dans le document rendu public, la DGES recense 32 établissements ou implantations concernant les cycles de licence et de master, auxquels s’ajoutent deux structures mentionnées pour le doctorat, soit 34 entrées au total.
La liste consacrée aux formations de licence et de master comprend notamment Sup-Management Intelligentsia (SMI), à Ziguinchor, l’École supérieure d’administration et de gestion (ESAG), à Saint-Louis, l’Institut de management d’Afrique subsaharienne (IMAS), à Pikine, ainsi que l’École supérieure de logistique et des transports (ESLOT) et l’Institut privé africain des métiers du pétrole (IPAMEP), tous deux implantés à Dakar.
Sont également cités l’Institut moderne (IM), à Mbour, et Ziguinchor Institut Polytechnique (ZIP), à Ziguinchor.
Une particularité ressort toutefois de cette première liste : la présence de nombreuses implantations de l’Institut supérieur de gestion (ISEG). Vingt-cinq implantations sont citées dans différentes localités du Sénégal. Elles concernent notamment Ziguinchor, Thiès, Tambacounda, Sédhiou, Saint-Louis, Rufisque, Podor, Pikine, Mbour, Mbacké, Louga, Kolda, Keur Massar, Kédougou, Kaolack, Kaffrine, Guédiawaye, Fatick, Diourbel, Bambilor, Parcelles Assainies, Mboro, Joal, Tivaouane et Ourossogui.
Cette répartition géographique constitue l’un des principaux éléments de cette « liste noire n°1 », qui couvre ainsi aussi bien Dakar et sa banlieue que plusieurs régions du pays.
Pour le cycle doctoral, la DGES mentionne deux structures implantées à Dakar : le Centre d’études diplomatiques et stratégiques (CEDS) et le Centre africain d’intelligence stratégique (CIS-PAIX UPEACE).
À travers cette publication, les autorités invitent surtout le public à ne pas se limiter à l’existence ou à la réputation d’un établissement avant de procéder à une inscription. Elles recommandent aux étudiants et à leurs familles de vérifier au préalable les autorisations réglementaires détenues par les structures concernées.
La DGES rappelle notamment la nécessité de s’assurer de l’existence d’un agrément provisoire, de l’habilitation institutionnelle et de l’accréditation correspondant aux formations proposées. Ces différents éléments permettent aux candidats de vérifier le cadre réglementaire dans lequel sont dispensés les enseignements et la reconnaissance des formations suivies.
La publication de cette première liste constitue ainsi un signal de vigilance adressé aux futurs étudiants et à leurs parents. Elle met également en avant l’importance de vérifier, avant toute inscription ou paiement de frais de scolarité, la situation administrative de l’établissement et des programmes concernés auprès des autorités compétentes.
La DGES précise que le document constitue une « liste noire n°1 », ce qui laisse entendre qu’il s’agit d’une première publication dans le cadre du contrôle des établissements privés d’enseignement supérieur. Les étudiants sont donc invités à privilégier une démarche de vérification préalable afin d’éviter de s’engager dans une formation dont la reconnaissance administrative ne serait pas établie.







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