Dans un texte d'analyse intitulé « Le SAES est-il toujours le SAES ? », Seneweb s'interroge sur l'absence du Syndicat autonome de l'enseignement supérieur (SAES) dans les débats qui agitent actuellement le secteur.
Deux dossiers sensibles
L'auteur cite d'abord le programme « Un étudiant, un ordinateur », sur lequel le silence du syndicat serait, selon lui, « compréhensible sous certains angles », ce dossier concernant d'abord les amicales d'étudiants. Il juge en revanche « incompréhensible » l'absence de réaction du SAES sur la délivrance, par des établissements privés non habilités, de diplômes allant jusqu'au doctorat.
Le texte relève aussi que la Direction de l'enseignement supérieur a publié, à 72 heures d'intervalle, deux communiqués jugés contradictoires sur cette question.
Le SUDES a réagi
À l'inverse, le Syndicat unitaire et démocratique des enseignants du Sénégal (SUDES), bien que minoritaire, a exprimé sa préoccupation. Il évoque une affaire « susceptible d'entamer sérieusement la crédibilité de l'institution chargée de la tutelle » et demande des éclaircissements sur les deux communiqués, tout en rappelant que le développement du privé exige le respect de « critères de qualité, de conformité réglementaire, d'assurance qualité et de protection des étudiants ».
Pour l'auteur, le SAES, qui a longtemps pesé sur la gouvernance de l'enseignement supérieur, serait devenu moins actif depuis l'obtention de la revalorisation salariale et des acquis sur la retraite.






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