La cérémonie de passation de services s’est tenue à la Direction générale du Fonds national de crédit pour les femmes, marquant officiellement l’entrée en fonction de Sokhna Maï Mbacké Djamil à la tête de cette structure dédiée au financement et à l’autonomisation économique des femmes.
À l’issue de la cérémonie, la nouvelle directrice générale a exprimé sa reconnaissance au président de la République, Bassirou Diomaye Faye, pour la confiance placée en elle. Dans son allocution, elle a placé sa mission sous le signe de la « gratitude, [de l’]humilité, [de la] détermination et [de la] foi », quatre valeurs qu’elle entend mettre au service de son action à la tête du FNCF.
Sokhna Maï Mbacké Djamil considère cette nomination comme le prolongement d’un engagement en faveur de l’autonomisation économique des femmes. Forte, selon ses propos, de plus d’une décennie d’expérience au contact de femmes issues aussi bien du monde rural que des centres urbains, elle affirme avoir été directement confrontée aux difficultés auxquelles sont confrontées de nombreuses agricultrices, commerçantes, transformatrices et entrepreneures.
Ces difficultés concernent notamment l’accès au financement, à la formation et aux garanties nécessaires au développement des activités économiques. Pour la nouvelle directrice générale, faciliter cet accès constitue donc un levier essentiel pour permettre aux femmes de transformer leurs initiatives en véritables activités génératrices de revenus.
« Quand une femme obtient un financement, il y a la possibilité de transformer une idée en activité, une activité en revenu, en autonomie », a-t-elle souligné.
Cette approche devrait constituer l’un des axes majeurs de son action à la tête du FNCF. Elle entend notamment soutenir les femmes et les jeunes filles du Sénégal en renforçant les mécanismes susceptibles de faciliter leur accès aux ressources nécessaires à leur autonomisation.
La nouvelle directrice générale a également tenu à rendre hommage à son prédécesseur pour le travail accompli au cours de son passage à la tête de l’institution. Elle a appelé l’ensemble des collaborateurs du Fonds à se mobiliser autour d’une ambition commune et à inscrire leur action dans une dynamique collective.
De son côté, la directrice générale sortante, Mme Coura Sow, a dressé le bilan des onze mois passés à la tête du FNCF. Elle a exprimé sa gratitude au président de la République, au Premier ministre Ousmane Sonko, à la ministre de tutelle ainsi qu’aux collaborateurs et partenaires qui l’ont accompagnée durant cette période.
Selon Coura Sow, son passage à la tête du Fonds a été marqué par plusieurs réformes destinées à faire évoluer l’institution vers un modèle plus moderne et davantage orienté vers les résultats.
Elle a notamment cité le renforcement de la gouvernance interne à travers l’instauration de réunions hebdomadaires de coordination. La mise en place d’un espace Teams sécurisé pour le partage des documents stratégiques ainsi que la régularité des pré-comités et des comités de gestion figurent également parmi les mesures présentées comme des avancées durant son mandat.
L’ancienne directrice générale a également insisté sur le renforcement des partenariats institutionnels et techniques noués par le FNCF. Ces collaborations ont notamment concerné des structures intervenant dans les domaines de la microfinance, de la formation professionnelle et du financement.
Coura Sow a par ailleurs évoqué les efforts engagés pour renforcer l’autonomie du Fonds et améliorer ses capacités d’intervention au profit de son public cible.
Au terme de son intervention, elle a souhaité plein succès à Sokhna Maï Mbacké Djamil dans ses nouvelles fonctions et a invité les agents du FNCF à poursuivre les efforts engagés en faveur de l’autonomisation économique des femmes.
La passation de services ouvre ainsi une nouvelle étape pour le Fonds national de crédit pour les femmes. Avec sa nouvelle directrice générale, l’institution entend poursuivre sa mission de financement et d’accompagnement tout en donnant une place centrale à l’accès des femmes et des jeunes filles aux opportunités économiques.
Pour Sokhna Maï Mbacké Djamil, le défi sera désormais de traduire cette vision en actions concrètes afin de permettre à davantage de femmes, qu’elles soient agricultrices, commerçantes, transformatrices ou entrepreneures, de disposer des moyens nécessaires pour développer leurs activités et renforcer leur autonomie économique.









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