La contestation qui secoue les lycées français depuis le mois de septembre a désormais un bilan judiciaire chiffré. Selon le ministère français de la Justice, 6 877 personnes ont été placées en garde à vue depuis le début du mouvement.
Le profil des personnes interpellées retient l’attention : 86 % d’entre elles sont des mineurs, d’après la même source. Au moins 21 personnes ont par ailleurs été placées en détention dans le cadre de ces mobilisations.
Sur le terrain, la fronde se traduit par le blocage, depuis plusieurs jours, de nombreux lycées, mais aussi d’autres établissements scolaires et universitaires à travers le pays. Les élèves mobilisés réclament une amélioration de leurs conditions d’étude.
Le mouvement ne s’est pas limité à des piquets devant les grilles. Il a été émaillé d’épisodes de violence et d’affrontements entre manifestants et forces de l’ordre, un climat dans lequel s’inscrivent ces milliers d’interpellations.
La part écrasante des moins de 18 ans parmi les gardés à vue donne la mesure d’une mobilisation portée, pour l’essentiel, par des adolescents. Elle place aussi la justice française devant un contentieux de masse inhabituel, puisque les mineurs relèvent de procédures spécifiques.
Le bilan communiqué ne précise pas, en revanche, combien de ces gardes à vue ont débouché sur des poursuites. Dans les établissements, les blocages, eux, se poursuivent.






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