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GACKOU, PENSES-TU QUE LES CAROTTES SONT DÉJÀ CUITES POUR SONKO EN 2029 ?

Le Grand Parti, né dans la banlieue avec l’ambition de peser dans le paysage politique sénégalais, semble aujourd’hui en perte de vitesse. Avec seulement 0,14 % des suffrages exprimés à l’élection présidentielle de 2024, Malick Gackou a fini par intégrer sa formation politique à PASTEF. Le « petit parti » a ainsi été absorbé par son nouvel allié. Quel bilan pour un parti qui rêvait de conquérir le pouvoir !

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GACKOU, PENSES-TU QUE LES CAROTTES SONT DÉJÀ CUITES POUR SONKO EN 2029 ?

En phase avec vous, Monsieur le militant de PASTEF !

Le Grand Parti, né dans la banlieue avec l’ambition de peser dans le paysage politique sénégalais, semble aujourd’hui en perte de vitesse. Avec seulement 0,14 % des suffrages exprimés à l’élection présidentielle de 2024, Malick Gackou a fini par intégrer sa formation politique à PASTEF. Le « petit parti » a ainsi été absorbé par son nouvel allié. Quel bilan pour un parti qui rêvait de conquérir le pouvoir !

Mais parlons de reddition des comptes. En tant que pharmacien, je sais qu’un bon traitement commence par un diagnostic complet, et non par un examen sélectif.

Première question : Malick Mbaye a eu le courage de se présenter devant une commission parlementaire en sa qualité de directeur général des Douanes. Pourquoi ce courage semble-t-il manquer à votre nouveau chef lorsqu’il s’agit de dossiers qui le concernent ? La transparence est-elle un principe universel ou un médicament réservé aux adversaires ?

Deuxième question : Vous avez été ministre des Sports, puis du Commerce, entre autres responsabilités. Quel bilan avez-vous présenté aux Sénégalais sur votre gestion ? Avant de prescrire des examens aux autres, il serait temps de passer vous-même un bilan de santé politique. On ne peut pas réclamer l’audit des autres sans accepter de se soumettre à son propre contrôle.

Troisième question : Monsieur Gackou, êtes-vous convaincu que les carottes sont déjà cuites pour Ousmane Sonko en 2029, au point de chercher à vous positionner comme son éventuel dauphin ? Votre fusion avec PASTEF relève-t-elle uniquement d’une convergence idéologique ou préparez-vous déjà votre repositionnement politique pour l’après-Sonko ?

Quatrième question : Pourquoi votre présence sur les réseaux sociaux semble-t-elle aujourd’hui plus soutenue qu’à l’époque du Grand Parti ? S’agit-il d’un simple changement de stratégie de communication ou d’un repositionnement politique en perspective de 2029 ?

Et puisque nous parlons de comptes, parlons du Fonds Jàmm, destiné notamment à soutenir les efforts de paix en Casamance. Les interrogations relatives à l’achat de véhicules et à la réfection d’un bâtiment administratif méritent des réponses précises. Si ces dépenses sont conformes aux objectifs du fonds, que les justificatifs soient présentés.

L’argent public ne se traite pas à coups d’antibiotiques politiques : il exige des preuves, de la transparence et une traçabilité irréprochable.

Quant au « gourou », il ne peut pas éternellement se soustraire à l’examen pendant que le néo-PASTEFien distribue des ordonnances à ses adversaires.

L’imposteur ne peut pas se cacher derrière des principes qu’il exige uniquement des autres. Le « gourou », lui aussi, doit se soumettre au contrôle !

Monsieur Gackou, la politique n’est pas une salle d’attente pour les ambitions de 2029. Elle exige un bilan, de la cohérence et de la redevabilité.

Le diagnostic est posé. Les symptômes sont visibles. Il est temps d’examiner les bilans et de vérifier les comptes.

La reddition des comptes ne doit pas être un traitement à géométrie variable.

Avant de prescrire des ordonnances aux autres, que l’imposteur commence par son propre examen. Et que le « gourou » n’oublie jamais que nul n’est dispensé de contrôle !

Dr Mamoudou BA
Madou Domou Gounass
KIIRAAY GUÉDIAWAYE


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