Le ton est monté d'un cran à Banjul. S'exprimant le 19 octobre 2026 à l'Arche du souvenir, le président gambien Adama Barrow s'en est pris vivement à la marche aux chandelles organisée en septembre contre les coupures d'électricité, qui avait pour destination la State House, rapporte Seneweb.
« Un acte de trahison »
Visant le député de Banjul Nord, Momodou Lamin Bah, organisateur du mouvement, le chef de l'État a déclaré : « Ils ont commis un crime très grave. C'est un acte de trahison, car on ne prend pas pour cible la résidence présidentielle. Si cela avait été le président Jammeh, il les aurait tous abattus. » Il a ajouté une mise en garde : « C'est la dernière fois. [...] Nous lui ferons subir un sort qu'il n'oubliera jamais. »
« Des bougies, pas des armes »
Le député a aussitôt répliqué : « C'était un rassemblement pacifique, légal et digne de Gambiens ordinaires réclamant honnêteté, dignité et respect dans la gouvernance. Nous portions des bougies, pas des armes. » Jugeant ces menaces « dangereusement déconnectées de la démocratie », il dit tenir le président personnellement responsable de tout préjudice qui pourrait le toucher, lui ou sa famille.






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