On aurait pu l'attendre aux côtés des grévistes. Il a choisi l'inverse. Alors que l'intersyndicale G7 prépare une grève totale de 72 heures, du 21 au 23 octobre 2026, le Dr Cheikh Oumar Anne, ancien ministre de l'Éducation nationale et maire de Ndioum, a clairement exprimé son désaccord.
« Je suis certes un opposant, mais je ne suis pas en phase avec vous », a-t-il lancé devant le mouvement Fouta Debout, lors d'une rencontre consacrée au développement de la région.
Les élèves modestes en première ligne
Pour l'ancien ministre, les blocages dans les négociations avec l'État ne doivent pas se payer au prix de la continuité des cours. Les enseignants, qui forment les générations futures, portent selon lui une responsabilité particulière dans la préservation de l'école.
Et il insiste sur l'injustice des interruptions répétées : les enfants des familles aisées peuvent compenser avec des moyens supplémentaires, pas ceux des milieux modestes. « À chaque fois qu'il y a grève, ce sont les pauvres qui en paient les pots cassés », a-t-il déploré.
Ce que réclame le G7
De son côté, l'intersyndicale exige le respect des engagements pris par le gouvernement dans le protocole d'accord du 16 avril 2026, le paiement des sommes dues aux enseignants, des avancées sur les rémunérations et la régularisation de certaines situations administratives et de formation. Elle dénonce aussi des retards de salaire pour certains enseignants contractuels.






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