Inondations au Sénégal - Ibrahima Cissokho recadre le FDR : « La vraie question n’est pas d’où vient l’argent, mais comment il sera utilisé »
L’annonce par le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lo d’une enveloppe de 921 milliards de francs CFA destinée à la lutte contre les inondations a suscité des réactions au sein de l’opposition, notamment du FDR, qui demande des éclaircissements sur les sources de financement et la gestion des précédents programmes.L’annonce par le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lo d’une enveloppe de 921 milliards de francs CFA destinée à la lutte contre les inondations a suscité des réactions au sein de l’opposition, notamment du FDR, qui demande des éclaircissements sur les sources de financement et la gestion des précédents programmes.
« Je voudrais avant tout exprimer ma compassion aux familles qui souffrent des inondations. Je partage leur douleur et j’apporte mon soutien total à toutes les populations sinistrées. Face à cette situation, notre priorité doit être de trouver des solutions et de soulager les populations », affirme-t-il.
Sur les critiques du FDR, M. Cissokho estime que le débat ne doit pas être centré uniquement sur l’origine des ressources mobilisées par l’État.
« Un État n’a pas à se justifier devant les partis politiques sur l’origine de chaque moyen qu’il mobilise pour répondre à une urgence nationale. L’État doit d’abord être au service des populations », estime-t-il.
M. Cissokho considère que la véritable question porte plutôt sur l’utilisation de ces 921 milliards : « Comment l’argent sera-t-il utilisé ? Quels travaux seront réalisés ? Dans quelles zones ? Et surtout, quels résultats pour les populations ? »
Il interpelle également le FDR sur ses propres initiatives en matière de lutte contre les inondations : « Est-ce que les membres du FDR ont été sollicités pour justifier l’origine des moyens qu’ils ont mobilisés ? Est-ce qu’on leur a demandé d’expliquer d’où venait l’argent ayant financé certains projets contre les inondations, notamment à Keur Massar ? »
Pour le responsable de Kiiraay, les audits du passé peuvent être nécessaires, mais ils ne doivent pas retarder les réponses attendues par les populations.
« On peut auditer la gestion passée. Mais pendant ce temps, les populations sont dans l’eau. Ce qu’elles attendent, ce sont des solutions concrètes », martèle-t-il.
Pour Cissokho, le débat doit donc désormais porter sur la transparence dans l’exécution des dépenses, la qualité des ouvrages et surtout leur impact réel sur les populations.






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