À moins de 24 heures de l'ouverture des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026, le débat sur la législation sénégalaise relative à l'homosexualité s'invite dans l'actualité, rapporte PressAfrik. Alors que le Sénégal devient le premier pays africain à accueillir un événement olympique, le durcissement du cadre législatif national suscite des interrogations sur le respect de la Charte olympique.
Human Rights Watch s'inquiète
Les organisations de défense des droits humains dénoncent une hausse des arrestations et des restrictions. « La répression actuelle menée par le gouvernement à l'encontre des personnes LGBT soulève de graves inquiétudes quant au respect par le Sénégal du droit international, de la Charte olympique et de ses propres lois », a déclaré Larissa Kojoué, au nom de Human Rights Watch. Selon l'ONG, cette politique crée un climat de peur.
Jamra veut le respect de la loi nationale
À l'opposé, des organisations religieuses et sociales entendent faire respecter la législation sénégalaise pendant la compétition. Mame Makhtar Guèye, de l'ONG Jamra, s'est publiquement interrogé sur la réaction de l'État en cas d'actions militantes en faveur de la cause LGBT durant les Jeux.
Les engagements pris auprès du CIO
En principe, toute personne présente sur le territoire, résident comme visiteur, reste soumise à la loi sénégalaise. Mais la Charte olympique proscrit toute forme de discrimination, y compris liée à l'orientation sexuelle. En signant le contrat d'hôte, le Comité d'organisation (COJOJ) et l'État se sont engagés auprès du CIO à respecter ces standards dans les sites et événements olympiques.
Lors d'événements précédents, comme la Coupe du monde 2022 au Qatar, des arbitrages spécifiques avaient été négociés entre instances internationales et pays hôtes. Pour Dakar 2026, la gestion du maintien de l'ordre relèvera des protocoles établis conjointement par le COJOJ, les autorités et le CIO.






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