Pour Talla Sylla, le retrait de Macky Sall de la course au secrétariat général des Nations unies n'a rien d'une défaite. Dans une tribune au ton lyrique, il y voit au contraire « une magistrale leçon de diplomatie et de lucidité géopolitique ».
« Il est des instants dans la marche des nations où la grandeur ne se mesure pas à l'aune de la victoire, mais à l'élégance du renoncement », écrit-il, à propos de la déclaration faite par l'ancien président depuis Marrakech ce 17 octobre. S'effacer pour laisser émerger un consensus au Conseil de sécurité, apparemment favorable à une candidature d'Amérique latine et des Caraïbes, relève selon lui de « la sagesse propre aux grands hommes d'État ».
« L'Afrique s'est révélée »
L'auteur souligne que le continent a parlé « d'une seule voix », grâce au parrainage du président de l'Union africaine, Evariste Ndayishimiye, et au soutien constant du président Bassirou Diomaye Faye. Il salue chez ce dernier « une maturité exceptionnelle » et « la victoire de l'État sur l'état d'âme ».
« Ce chapitre se referme, mais le livre reste ouvert », conclut Talla Sylla, convaincu que « le sommet du monde est à notre portée » pour l'Afrique.






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