Le monde de la santé du nord du pays est sous le choc. Le Dr Ibrahima Sow, qui dirigeait l'hôpital régional de Matam, est décédé samedi 10 octobre dans un accident de la circulation survenu sur la route reliant Ndioum à Matam, à hauteur de Galoya, dans le département de Podor.
Le médecin regagnait Matam après avoir pris part, à Ndioum, au lancement des activités d'Octobre Rose, le mois de sensibilisation au cancer du sein. Il voyageait avec d'autres responsables sanitaires de la région. Le directeur du centre hospitalier régional d'Ourossogui a été grièvement blessé et évacué à Touba pour la suite de sa prise en charge, tandis que le directeur de l'hôpital d'Agnam s'en tire avec des blessures légères. La gendarmerie s'est rendue sur les lieux pour les constatations d'usage.
Le ministre de la Santé et de l'Hygiène publique s'est rendu à Matam, où il a salué la mémoire d'« un homme bon, gentil, humble, simple, discret et généreux ». Il a présenté les condoléances du gouvernement, du président de la République et du Premier ministre à la famille et au personnel de santé. Le SAMES, par la voix de son secrétaire général national, le Dr Diabèle Dramé, a pour sa part rendu hommage à « un acteur irremplaçable » et à un « fervent défenseur des valeurs syndicales ».
Au-delà de l'émotion, ce drame relance une revendication ancienne des acteurs locaux : il n'existe aucun neurochirurgien dans toute la région de Matam. Faute de spécialiste, les traumatismes crâniens ne peuvent y être traités, ce qui impose des évacuations tardives vers Dakar ou Touba. Les acteurs de la santé de la région demandent au ministère de doter les hôpitaux de Matam, d'Ourossogui et d'Agnam de neurochirurgiens.






Commentaires (0)
Soyez le premier à commenter cet article.