La Mauritanie a un nouveau gouvernement. Sa composition a été rendue publique tard dans la soirée du samedi 10 octobre, au lendemain de la reconduction de Moctar Ould Diay à la primature. Le chef du gouvernement avait auparavant remis la démission de son équipe.
Cette démission faisait suite à la publication d’un rapport consacré aux incendies qui ont touché, les 21 et 22 août à Nouakchott, deux centrales de la Société mauritanienne d’électricité (Somelec), provoquant d’importantes coupures de courant dans la capitale. Le document ferait état de dysfonctionnements, de défaillances dans la chaîne de responsabilités et du recours à des documents falsifiés. Il mettrait en cause l’ancien ministre de l’Énergie, Mohamed Ould Khaled, ainsi que plusieurs hauts responsables du secteur.
Conséquence directe : Mohamed Ould Khaled, en poste depuis 2024, ne figure pas dans la nouvelle équipe. Le portefeuille de l’Énergie revient à Mohamed Ould Abdel Fattah, qui l’avait déjà détenu par le passé.
Le remaniement va bien au-delà de ce seul ministère. Le cabinet passe de 25 à 29 membres. Douze ministres sortants n’ont pas été reconduits et six autres changent d’attributions. Deux postes régaliens changent de titulaire : Moctar Ahmed Bousseif succède à Mohamed Ahmed Ould Mohamed Lemine à l’Intérieur, et Ba Ousmane remplace Hanena Ould Sidi à la Défense.
Huit femmes siègent dans la nouvelle équipe. Ba Aïssata Yahya devient secrétaire générale de la Présidence, tandis qu’Aïssata Lam prend la tête du ministère de la Pêche. Un dossier sensible l’attend d’emblée : Nouakchott et l’Union européenne renégocient leur accord de pêche, qui arrive à échéance en novembre.






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