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Politique

Pacte de stabilité sociale : Bassirou Sarr réaffirme la priorité accordée aux salaires et aux acquis des travailleurs

Malgré un contexte économique international marqué par les tensions géopolitiques et le renchérissement des financements, le gouvernement sénégalais assure vouloir préserver les engagements sociaux pris envers les travailleurs. Le ministre chargé du Budget, Bassirou Sarr, a présenté un bilan de la mise en œuvre du Pacte de stabilité sociale, évoquant notamment l’indemnité de logement, le renforcement des effectifs dans la santé et l’enseignement supérieur, ainsi que le soutien financier aux entreprises.

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Pacte de stabilité sociale : Bassirou Sarr réaffirme la priorité accordée aux salaires et aux acquis des travailleurs

Les contraintes budgétaires ne doivent pas remettre en cause les engagements sociaux de l’État. C’est le message défendu par Bassirou Sarr, ministre auprès du ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, chargé du Budget, lors de la présentation du bilan de la mise en œuvre du Pacte de stabilité sociale. En clôturant les interventions gouvernementales, il a tenu à rassurer les travailleurs sur la volonté des autorités de préserver leurs acquis, malgré un environnement économique international particulièrement difficile.

« Pour nous, les salaires et les acquis des travailleurs sont sacrés », a-t-il affirmé, soulignant que l’État s’efforce de maintenir ses dépenses obligatoires. Le ministre a notamment insisté sur la préparation du prochain paiement des salaires, qui fait, selon lui, l’objet d’une attention particulière de la part des services financiers de l’État.

Pour expliquer les contraintes auxquelles le Sénégal est confronté, Bassirou Sarr a mis en avant l’influence de la conjoncture mondiale sur les équilibres budgétaires nationaux. Il a cité deux facteurs majeurs qui pèsent sur l’économie en 2026. Le premier concerne le conflit au Moyen-Orient, qui a contribué à la hausse des prix du pétrole et entraîné des répercussions sur les économies importatrices d’énergie.

Le second facteur est lié à l’essor de l’intelligence artificielle et à ses conséquences sur l’économie mondiale. Selon le ministre, les besoins énergétiques croissants de cette technologie, combinés à une concurrence accrue pour l’accès aux financements, participent au renchérissement du coût de l’argent. Une situation qui complique les conditions de financement des États et accentue les arbitrages budgétaires.

Dans ce contexte, le gouvernement affirme vouloir mobiliser les ressources disponibles pour honorer ses engagements envers les travailleurs. Bassirou Sarr a ainsi présenté plusieurs mesures relevant du Pacte de stabilité sociale, en distinguant les engagements déjà satisfaits de ceux dont la mise en œuvre se poursuit.

Concernant l’indemnité de logement de 100 000 francs CFA par mois, le ministre a déclaré que l’engagement était totalement satisfait. Plus de 13 milliards de francs CFA ont déjà été versés, tandis que les dépenses annuelles liées à cette mesure sont projetées à plus de 15 milliards de francs CFA. Cette indemnité constitue l’un des principaux acquis sociaux mis en avant par les autorités dans le cadre du dialogue avec les organisations de travailleurs.

Dans le secteur de la santé, une enveloppe budgétaire a été inscrite dans la loi de finances rectificative afin d’améliorer la prise en charge des agents concernés. Le ministre a précisé que ce financement devait être consolidé dans la loi de finances 2027, avec l’objectif de pérenniser cet acquis. Cette démarche vise à inscrire durablement les engagements de l’État dans la programmation budgétaire, au-delà des mesures ponctuelles.

Le renforcement des effectifs dans le système de santé constitue un autre volet important du Pacte de stabilité sociale. L’État s’est engagé à recruter 2 500 agents pour un coût estimé à 14,541 milliards de francs CFA. Selon Bassirou Sarr, la réalisation de cet engagement est en cours. Ce recrutement doit contribuer à renforcer les ressources humaines du secteur sanitaire, confronté à des besoins importants en personnel.

L’enseignement supérieur figure également parmi les priorités annoncées. Le gouvernement a pris l’engagement de recruter 500 enseignants. Le ministre chargé du Budget a assuré que les dispositions nécessaires étaient prises pour permettre l’intégration complète de cet engagement dans le dispositif budgétaire. La concrétisation de cette mesure est particulièrement attendue dans un secteur où les besoins en encadrement et en personnel enseignant restent importants.

Au-delà des engagements envers les agents de l’État, Bassirou Sarr a évoqué les efforts financiers consentis en faveur des entreprises. Il a indiqué que 490 milliards de francs CFA avaient été payés aux entreprises en 2025. Pour 2026, le gouvernement prévoit de poursuivre cet effort, avec une projection de 300 milliards de francs CFA.

Ces paiements s’inscrivent dans la volonté affichée par les autorités de soutenir les entreprises et de tenir compte de leurs créances sur l’État. Ils constituent également un enjeu pour la trésorerie des opérateurs économiques, dont l’activité peut être affectée par les délais de règlement des factures publiques.

À travers ce bilan, le ministre chargé du Budget cherche à démontrer que le Pacte de stabilité sociale reste une priorité, même dans un environnement économique contraignant. Les montants engagés pour l’indemnité de logement, les recrutements dans la santé et l’enseignement supérieur, ainsi que les paiements aux entreprises, illustrent l’ampleur des obligations financières auxquelles l’État entend répondre.

Reste désormais à assurer la concrétisation des engagements encore en cours et à garantir leur inscription durable dans les budgets à venir. Pour Bassirou Sarr, l’enjeu est de concilier la maîtrise des finances publiques avec le respect des acquis sociaux et la continuité des dépenses essentielles. Un équilibre déterminant pour maintenir la confiance entre le gouvernement, les travailleurs et les partenaires économiques.


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