Les consommateurs sénégalais devront encore patienter avant d’espérer une baisse significative des prix de l’électricité. La perspective d’un allègement durable de la facture dépendrait notamment de l’arrivée du gaz local dans le mix énergétique. C’est ce qu’a indiqué ce jeudi le directeur général de la Senelec, Pape Toby Gaye, lors du déjeuner de presse organisé par le ministère de l’Énergie et du Pétrole.
Interpellé sur la date à laquelle les ménages pourraient bénéficier d’une baisse des tarifs de l’électricité, le patron de la société nationale d’électricité a clairement lié cette perspective à la disponibilité du gaz produit localement. « C’est quand le gaz local sera disponible qu’on pourra espérer une grande baisse sur les coûts de l’électricité », a-t-il déclaré.
Pape Toby Gaye a toutefois tenu à rappeler que la Senelec ne décide pas directement des tarifs appliqués aux consommateurs. Selon lui, la fixation des prix relève de la Commission de régulation, qui détermine les grilles tarifaires en fonction notamment des hypothèses et paramètres économiques retenus.
« Ce n’est pas nous qui fixons le prix, on l’a répété et on le répète souvent. C’est la Commission de régulation, en fonction des hypothèses économiques », a précisé le directeur général de la Senelec. L’entreprise publique se limite ainsi à appliquer les tarifs arrêtés par l’organe de régulation.
Pour Pape Toby Gaye, l’un des principaux leviers permettant de réduire les coûts de production réside dans la transition vers le gaz. La Senelec ambitionne de disposer, au plus tard en 2029, de centrales fonctionnant au gaz. Cette évolution doit permettre de réduire progressivement la dépendance aux combustibles actuellement utilisés pour produire l’électricité et, par conséquent, de mieux maîtriser les coûts de production.
« Quand nous aurons un gaz plus compétitif, ce prix va baisser », a assuré le directeur général. Il fait notamment référence au gaz produit au Sénégal, dont l’utilisation dans les centrales électriques devrait contribuer à réduire les charges liées à la production d’électricité, sous réserve des conditions économiques et tarifaires qui seront alors en vigueur.
La période qui précède cette transformation constitue toutefois une phase de transition pour le secteur. La Senelec affirme travailler sur différentes stratégies destinées à contenir les coûts de production dans l’attente d’une intégration plus importante du gaz local dans le système énergétique.
L’objectif affiché par la direction de la société nationale est de parvenir, dans un délai de trois à quatre ans, à une meilleure maîtrise des coûts et à une plus grande stabilité du prix de l’électricité. Dans ce scénario, une évolution favorable du coût du gaz pourrait permettre à la Commission de régulation de procéder, le moment venu, à un ajustement à la baisse des tarifs.






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