Flash info
Éducation nationale : Guirassy annonce le déploiement de plus de 8 400 enseignants et écarte le risque de fortes perturbationsMigration irrégulière : 568 personnes secourues aux Canaries dans trois pirogues parties du Sénégal et de la GambieAssemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale : Cheikh Diba joue une carte majeure pour le financement du SénégalRéforme du Conseil de sécurité de l’ONU : le Sénégal plaide pour une représentation équitable de l’AfriqueAMDI 2.0 : l’université au service de la pratiqueTrafic de drogue à Dakar : deux ressortissants nigérians interpellés à Grand-Yoff et aux Parcelles AssainiesHausse des prix de l’électricité, contrat Senelec-Akilee : le syndicaliste lève le voile et conseille les consommateursSénégal : l’appel à un « Grand Bloc républicain » pour faire barrage au « Parti-État »Journée mondiale de la poste : le SYNAPOSTE et le SNTP dénoncent le mépris du ministre des TélécommunicationsRentrée scolaire ce lundi : Moustapha Guirassy rassure malgré les inondationsNaufrage au large de Djibouti : au moins 109 migrants morts, plus de 116 portés disparusFonds JAM pour la paix en Casamance : Aminata Touré réclame une enquête parlementaireURGENT - Podor : le directeur de l’hôpital de Matam, Ibrahima Sow, décède dans un accident de la routeMbadakhoune : les jeunes d’And Taxawou Askanu placent les infrastructures au cœur du développement localLA LETTRE DE KIIRAAY N° 4 - QUI ENQUÊTE SUR CEUX QUI ENQUÊTENT ? : Commissions parlementaires, bataille institutionnelle et respect du mandat présidentielÉducation nationale : Guirassy annonce le déploiement de plus de 8 400 enseignants et écarte le risque de fortes perturbationsMigration irrégulière : 568 personnes secourues aux Canaries dans trois pirogues parties du Sénégal et de la GambieAssemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale : Cheikh Diba joue une carte majeure pour le financement du SénégalRéforme du Conseil de sécurité de l’ONU : le Sénégal plaide pour une représentation équitable de l’AfriqueAMDI 2.0 : l’université au service de la pratiqueTrafic de drogue à Dakar : deux ressortissants nigérians interpellés à Grand-Yoff et aux Parcelles AssainiesHausse des prix de l’électricité, contrat Senelec-Akilee : le syndicaliste lève le voile et conseille les consommateursSénégal : l’appel à un « Grand Bloc républicain » pour faire barrage au « Parti-État »Journée mondiale de la poste : le SYNAPOSTE et le SNTP dénoncent le mépris du ministre des TélécommunicationsRentrée scolaire ce lundi : Moustapha Guirassy rassure malgré les inondationsNaufrage au large de Djibouti : au moins 109 migrants morts, plus de 116 portés disparusFonds JAM pour la paix en Casamance : Aminata Touré réclame une enquête parlementaireURGENT - Podor : le directeur de l’hôpital de Matam, Ibrahima Sow, décède dans un accident de la routeMbadakhoune : les jeunes d’And Taxawou Askanu placent les infrastructures au cœur du développement localLA LETTRE DE KIIRAAY N° 4 - QUI ENQUÊTE SUR CEUX QUI ENQUÊTENT ? : Commissions parlementaires, bataille institutionnelle et respect du mandat présidentiel
Politique

Réforme du Conseil de sécurité de l’ONU : le Sénégal plaide pour une représentation équitable de l’Afrique

Le Sénégal réaffirme son engagement en faveur d’une réforme en profondeur du Conseil de sécurité des Nations unies, avec pour objectif de garantir au continent africain une représentation à la hauteur de son poids démographique, politique et économique dans le monde. Les 10 et 11 octobre 2026, à Tripoli, la diplomatie sénégalaise a renouvelé son soutien à la Position africaine commune, défendue par l’Union africaine dans le cadre des négociations sur la réforme de cette instance stratégique de la gouvernance mondiale.

🎧 Écouter l’article 0:00 / 0:00
0 écoute
Réforme du Conseil de sécurité de l’ONU : le Sénégal plaide pour une représentation équitable de l’Afrique

Le Sénégal réaffirme son engagement en faveur d’une réforme en profondeur du Conseil de sécurité des Nations unies, avec pour objectif de garantir au continent africain une représentation à la hauteur de son poids démographique, politique et économique dans le monde. Les 10 et 11 octobre 2026, à Tripoli, la diplomatie sénégalaise a renouvelé son soutien à la Position africaine commune, défendue par l’Union africaine dans le cadre des négociations sur la réforme de cette instance stratégique de la gouvernance mondiale.

Le ministre de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, Cheikh Niang, a conduit la délégation sénégalaise à la 14ᵉ réunion ministérielle du Comité des Dix (C-10) de l’Union africaine, consacrée à la réforme du Conseil de sécurité. Cette rencontre a permis aux représentants des États membres de réexaminer les revendications africaines et de réaffirmer leur volonté de défendre une position commune face aux différentes propositions de réforme.

Au terme des travaux, les conclusions de Tripoli ont une nouvelle fois insisté sur la nécessité de corriger le déficit de représentation de l’Afrique au sein du Conseil de sécurité. Les participants ont notamment rejeté toute proposition susceptible de maintenir le continent dans une position inférieure à celle des autres membres permanents, estimant qu’une réforme crédible ne saurait consacrer de nouvelles formes de discrimination entre les nations.

Au cœur de cette démarche se trouve la volonté de mettre fin à ce que les États africains considèrent comme une injustice historique. Bien que le continent représente une part importante de la population mondiale et occupe une place croissante dans les enjeux politiques, économiques et sécuritaires internationaux, il demeure insuffisamment représenté dans la structure actuelle du Conseil de sécurité, notamment parmi les membres permanents.

Pour les défenseurs de la Position africaine commune, la réforme de cette institution doit donc dépasser les ajustements symboliques. Elle doit permettre une participation effective de l’Afrique aux décisions qui engagent la paix et la sécurité internationales, y compris celles qui concernent directement les États africains. L’enjeu est également de renforcer la légitimité du Conseil de sécurité, en adaptant sa composition aux réalités géopolitiques contemporaines.

Le Comité des Dix, mis en place par l’Union africaine pour porter et défendre les revendications du continent dans les négociations internationales, joue un rôle central dans cette mobilisation diplomatique. Il œuvre à préserver l’unité des États africains autour d’une position commune afin de peser davantage dans les discussions sur l’avenir du système multilatéral.

La participation du Sénégal à cette 14ᵉ réunion ministérielle s’inscrit dans une démarche de défense du multilatéralisme et de promotion d’une gouvernance internationale plus inclusive. En renouvelant son soutien à la Position africaine commune, Dakar confirme sa volonté de contribuer aux efforts collectifs visant à faire entendre la voix du continent dans les grandes instances de décision.

Au-delà de la question de la représentation, cette réforme renvoie à un enjeu plus large : celui de l’équité entre les nations et de la capacité des institutions internationales à refléter les transformations du monde. Pour le Sénégal et ses partenaires africains, la crédibilité du futur Conseil de sécurité dépendra notamment de sa capacité à intégrer les aspirations du continent sans instaurer de hiérarchie entre les États appelée à perdurer.

Les conclusions de Tripoli traduisent ainsi la détermination des pays africains à maintenir la pression diplomatique pour obtenir une réforme conforme à leurs revendications. Reste désormais à transformer cette position commune en avancées concrètes dans les négociations au sein des Nations unies, où la question de l’élargissement du Conseil de sécurité demeure l’un des dossiers majeurs de la réforme de la gouvernance mondiale.


Commentaires (0)

Soyez le premier à commenter cet article.