Dans le camp de Macky Sall, on refuse de parler d'échec. L'analyste politique Hamidou Anne, coordinateur national de la Cellule Analyses et Perspectives (CAP) de l'APR, a salué sur Facebook un retrait qu'il présente comme un geste de responsabilité.
Un Conseil de sécurité divisé
Selon lui, le vote indicatif du 16 octobre a mis à nu les divisions du Conseil de sécurité : « Chaque candidat a reçu au moins deux "découragements" de membres du P5 », relève-t-il. Face à cette impasse, Macky Sall aurait choisi de se poser en « pourvoyeur de solutions », preuve d'une « stature d'homme d'État et de leader africain moderne, qui sait que la force du collectif prime sur les destinées singulières ».
« Il a pris acte des considérations géopolitiques et de genre en cours et a privilégié la recherche du consensus pour trouver à l'ONU un nouveau dirigeant d'ici le 1er janvier 2027 », affirme-t-il.
Une voix pour le multilatéralisme
Hamidou Anne rappelle que l'ancien président a fait campagne pendant près d'un an sur les cinq continents, et qu'il avait déclaré, le 22 avril devant les 193 États membres, ne pas briguer le poste « pour faire carrière ». Il estime que son expérience reste « précieuse pour refonder le multilatéralisme », notamment à travers ses plaidoyers pour un multilatéralisme inclusif, une réforme de la gouvernance financière internationale et une meilleure place de l'Afrique dans les instances mondiales.






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