Dans un texte d'analyse intitulé « Sommet Russie–Afrique : le grand théâtre des promesses », Seneweb invite le Sénégal à la prudence à l'approche du troisième sommet Russie–Afrique, prévu à Moscou les 28 et 29 octobre 2026.
Selon le site, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a invité le président Bassirou Diomaye Faye le 24 septembre, mais sa participation n'a pas été confirmée publiquement. Le Centre culturel russe Kalinka a annoncé une délégation d'entrepreneurs sénégalais, sans préciser les entreprises ni les projets concernés.
Distinguer annonces et financements
L'auteur estime que le nombre d'accords signés ne suffira pas à mesurer les retombées. Il faudra, selon lui, distinguer les déclarations politiques, les protocoles exploratoires, les contrats financés et les investissements effectivement engagés, et se poser pour chaque promesse les mêmes questions : qui finance, avec quels fonds, selon quel calendrier et avec quelles garanties.
Un budget russe tourné vers la défense
Le texte rappelle que, selon des documents budgétaires cités par Reuters, Moscou prévoit 203 milliards de dollars de dépenses de défense en 2027, tandis que le poste « économie nationale » doit baisser de 7,4 %. Il cite aussi les difficultés de livraison et de paiement rencontrées par d'autres partenaires de la Russie, comme l'Inde ou le Bangladesh, et rappelle qu'en 2024 la Russie représentait moins de 1 % des investissements directs étrangers au Sénégal.
Pour l'auteur, diversifier ses partenaires suppose d'avoir la même exigence envers chacun : financements accessibles, emplois durables, transfert de compétences et valeur ajoutée conservée dans le pays.






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