Macky Sall a jeté l'éponge ce samedi : il ne sera pas le prochain secrétaire général des Nations unies. Dans la foulée, son ancien ministre Souleymane Jules Diop a livré sa lecture d'une course qu'il juge mal embarquée.
« Un scénario invraisemblable risque de se présenter à l'ONU : celui dans lequel tous les candidats présents seraient frappés d'au moins un veto des membres permanents et obligés de se retirer de la course à la succession de Guterres », prévient-il.
La rotation, point de départ du blocage
Selon l'ancien secrétaire d'État, il semblait acquis, au nom de la rotation, que le poste reviendrait à l'Amérique latine. Mais des pays africains ont contesté ce principe, estimant qu'il n'avait jamais été respecté et que l'Afrique n'avait eu qu'un seul secrétaire général, Boutros Boutros-Ghali étant considéré comme un candidat du Groupe arabe. C'est dans ce contexte qu'aurait été encouragée la candidature de Macky Sall, avec, affirme-t-il, une promesse de soutien de la France. Des chances « réelles », mais « évidemment réduites face à de tels enjeux ».
Des candidatures en ordre dispersé
Souleymane Jules Diop pointe ensuite l'afflux désordonné de candidats latino-américains, six au total, dont deux pour la seule Équateur. Il affirme aussi que le Rwanda, mécontent de voir la candidature de Macky Sall portée par le Burundi, aurait présenté l'Ougandais Olara Otunnu comme candidat « de diversion ».
D'après lui, un consensus semblait se dessiner autour de la Costaricienne Rebeca Grynspan, malgré les critiques. Mais il prête à Donald Trump l'intention de bloquer ce scénario et d'imposer le président de la FIFA, Gianni Infantino. Des affirmations qui n'engagent que leur auteur et qui n'ont pas été confirmées.






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