Les charrettes, moyen de transport familier des rues de Touba, se retrouvent une nouvelle fois au cœur d’une affaire de délinquance. Trois jeunes hommes, tous carreleurs et âgés de 20 et 21 ans, ont été déférés vendredi 9 octobre dans la matinée au parquet du tribunal de grande instance de Diourbel. Ils avaient été placés en garde à vue pour association de malfaiteurs et vol en réunion commis la nuit avec usage de moyens roulants.
Les faits remontent au mercredi 7 octobre, vers 21 heures. D’après le récit du plaignant, un plafonnier de 38 ans entendu sur procès-verbal, il marchait au bord de la chaussée lorsque deux attelages lancés à vive allure auraient fait demi-tour dans sa direction. Leurs occupants l’auraient alors roué de coups, et l’un d’eux lui aurait pris son téléphone portable ainsi que 180 000 FCFA.
Selon les éléments de l’enquête, des agents de la brigade de recherches du commissariat d’arrondissement de Touba-Tawfekh, en patrouille dans le cadre d’opérations « coup de poing » menées dans la cité religieuse, ont été alertés et ont interpellé un premier suspect la nuit même. Ses deux compagnons ont été arrêtés le lendemain vers midi, alors qu’ils s’étaient présentés d’eux-mêmes au commissariat pour prendre de ses nouvelles. Le plaignant les aurait formellement reconnus.
Les trois mis en cause rejettent l’accusation de vol. Ils admettent s’être trouvés ensemble sur les deux charrettes et en être venus aux mains avec le plaignant, mais soutiennent que celui-ci leur réclamait à tort un téléphone. Ils disent avoir pris la fuite pour se protéger. Les deux charrettes et les chevaux ont été placés sous scellés.
Il revient désormais à la justice de trancher entre ces deux versions ; les trois jeunes restent présumés innocents.






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