La campagne nationale de vaccination du cheptel 2026-2027 a été officiellement lancée à Ndiaganiao par Ousmane Diagne, ministre chargé de l'Élevage auprès du ministre de l'Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l'Élevage, rapporte Seneweb. Objectif : renforcer la couverture vaccinale, prévenir les maladies animales et sécuriser les revenus de millions de familles.
Des objectifs revus à la hausse
Après une campagne 2026 jugée encourageante, avec plus de 7 millions de petits ruminants et plus de 2,7 millions de bovins vaccinés contre chacune des principales maladies ciblées, les autorités visent cette fois 8 millions d'ovins et de caprins, 3,1 millions de bovins, 300 000 équins et 2 millions de volailles rurales. Cinq maladies prioritaires sont concernées : la peste des petits ruminants, la péripneumonie contagieuse bovine, la dermatose nodulaire contagieuse bovine, la peste équine et la maladie de Newcastle.
« Protéger notre cheptel, c'est protéger notre économie, notre sécurité alimentaire et les moyens d'existence de millions de Sénégalais », a déclaré le ministre, pour qui « la vaccination est notre première ligne de défense ». « Aucun territoire ne doit rester à l'écart. Aucun éleveur ne doit être laissé sans protection de son bétail », a-t-il ajouté, promettant la disponibilité des vaccins et le renforcement de la chaîne du froid.
Ndiaganiao réclame des infrastructures
La maire de Ndiaganiao, Tening Sène, a rappelé le poids de l'élevage dans cette commune agropastorale, où presque tous les ménages élèvent volailles ou ruminants et où le cheval reste essentiel aux travaux agricoles. « La vaccination ne doit plus être perçue comme une contrainte administrative, mais comme un bouclier indispensable », a-t-elle souligné. Saluant un nouveau parc de vaccination à Ndiaraw et la construction d'un poste vétérinaire, elle a plaidé pour de nouveaux parcs, des marchés à bétail, des lieux d'abattage modernes et un meilleur accès au financement.






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