Le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Me Moussa Sarr, a reçu en audience, ce vendredi 2 octobre 2026, Najla Nassif Palma, Sous-Secrétaire générale des Nations Unies et Défenseure des droits des victimes. Cette rencontre a été consacrée notamment aux mécanismes de protection, d’accompagnement et de prise en charge des victimes d’abus et de violences sexuels.
Au cours des échanges, la responsable onusienne a insisté sur la nécessité de renforcer les dispositifs destinés à garantir les droits des victimes, avec une attention particulière accordée aux femmes et aux filles. Elle a également évoqué l’importance de faciliter leur accès à la justice et de mettre en place des mécanismes permettant une prise en charge plus structurée et durable.
« Ma démarche vise notamment à renforcer la défense des droits des victimes, en particulier les filles et les femmes, et à faciliter leur accès à la justice », a déclaré Najla Nassif Palma, selon le communiqué rendu public à l’issue de l’audience.
La Sous-Secrétaire générale des Nations Unies a par ailleurs exprimé sa volonté de travailler avec les autorités sénégalaises à l’institutionnalisation de la prise en charge des victimes. L’objectif est notamment d’identifier les pratiques susceptibles d’être renforcées ou reproduites, tout en consolidant l’accompagnement de l’État en faveur des personnes victimes d’abus et de violences sexuels.
Cette démarche intervient également dans un contexte marqué par la présence importante du système des Nations Unies au Sénégal. Najla Nassif Palma a salué l’accueil réservé par le pays à l’Organisation des Nations Unies ainsi qu’à ses quelque 2 200 agents présents sur le territoire sénégalais.
De son côté, Me Moussa Sarr s’est félicité de cette visite, tout en rappelant l’ancienneté et l’étroitesse des relations entre le Sénégal et les Nations Unies. Le ministre a notamment évoqué la participation régulière de personnels et de forces sénégalaises aux différentes missions de l’Organisation à travers le monde.
Au-delà de cette coopération institutionnelle, le Garde des Sceaux a mis l’accent sur la nécessité d’une « éthique de responsabilité » pour les personnels mis à la disposition des Nations Unies. Cette exigence, selon lui, doit contribuer à prévenir les abus et à garantir une réponse adaptée lorsque des victimes sont confrontées à des situations de violences ou d’exploitation sexuelles.
Dans cette perspective, le ministre de la Justice a indiqué que l’État pourrait accompagner la réflexion autour de la création d’un comité dédié à cette problématique. Une telle structure aurait notamment pour vocation d’examiner les différents enjeux liés à la protection des victimes et de contribuer à l’élaboration de réponses appropriées.





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