Selon des sources proches du dossier, quatre membres présumés de la bande sont soupçonnés d’avoir participé directement aux cambriolages de postes électriques à Diamniadio, Kounoune, Sangalkam et Sébikotane. Trois autres personnes sont présentées comme des receleurs présumés, parmi lesquelles un ressortissant indien.
Les faits se seraient déroulés sur plusieurs mois en 2026. Lors de leurs interrogatoires, les quatre premiers suspects auraient reconnu leur participation à plusieurs opérations menées notamment en mai, août et septembre. La Senelec situe, pour sa part, les principaux faits entre le 17 août et le 17 septembre 2026, avec des actes de vandalisme et des vols enregistrés à Sébikotane, Kounoune, Diamniadio 1 et Diamniadio 2.
Une plainte de la Senelec après plusieurs cambriolages
L’affaire a débuté à la suite d’alertes de populations du département de Rufisque. Des techniciens de la Senelec dépêchés sur les lieux auraient constaté plusieurs actes de vandalisme et des vols dans des postes électriques.
Le 21 septembre 2026, le directeur des affaires juridiques de la Senelec, agissant au nom du directeur général, a saisi la DIC d’une plainte contre X pour vol et actes de vandalisme.
Les enquêteurs se sont alors rendus sur les différents sites concernés. Les constatations effectuées, associées aux investigations techniques et aux opérations de patrouille menées dans les zones ciblées, auraient permis d’identifier puis d’interpeller les principaux suspects.
Quatre suspects reconnaissent les faits
Au cours des auditions, A. Diallo alias « MCI », présenté comme le cerveau présumé du groupe, ainsi que A. Ba alias « Rone », M. S. Boireau alias « Ndiol » et M. K. Sow, auraient reconnu avoir pris part aux cambriolages. Ils auraient expliqué aux enquêteurs avoir agi dans un but lucratif.
Les quatre hommes auraient également mis en cause trois personnes qu’ils présentent comme des receleurs présumés : B. Pankaj, ressortissant indien, L. Diop, tous deux présentés comme gérants de la société Plastika Africa, ainsi que A. Khouma alias « Alou ».
Une perquisition effectuée dans les entrepôts de la société citée aurait permis aux enquêteurs de découvrir plusieurs câbles. Selon la partie plaignante, certains de ces câbles proviendraient des installations électriques de la Senelec.
L’exploitation des données techniques aurait, par ailleurs, permis de relever la présence des différents membres présumés du groupe dans les secteurs concernés au moment des séries de cambriolages.
Une information judiciaire requise
Les sept suspects ont été déférés ce lundi devant le procureur de Rufisque. Ils sont poursuivis, selon les éléments de la procédure, pour association de malfaiteurs, vol avec effraction commis la nuit, en réunion et avec moyen roulant, destruction de biens publics, notamment des installations électriques, ainsi que recel et complicité de ces infractions.
Le parquet a requis l’ouverture d’une information judiciaire. Le dossier est désormais entre les mains du doyen des juges du tribunal de grande instance de Rufisque.
La Senelec évoque une atteinte à la continuité du service public
Représentant la Senelec dans cette procédure, le responsable chargé du dossier a déploré ces actes, qu’il considère comme une atteinte à la sécurité publique et à la continuité du service public de l’électricité.






Commentaires (0)
Soyez le premier à commenter cet article.