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Société

"Révélations choquantes : Les Industries Chimiques du Sénégal doivent 200 milliards à l'État"

Dans un déballage sans précédent, Abdoul Aziz Ndiaye, ancien employé des Industries Chimiques du Sénégal (ICS), a mis en lumière la gestion opaque et préjudiciable de cette entreprise sous contrôle du groupe Indorama. Depuis 2014, les ICS sont aux mains de…

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"Révélations choquantes : Les Industries Chimiques du Sénégal doivent 200 milliards à l'État"

Dans un déballage sans précédent, Abdoul Aziz Ndiaye, ancien employé des Industries Chimiques du Sénégal (ICS), a mis en lumière la gestion opaque et préjudiciable de cette entreprise sous contrôle du groupe Indorama. Depuis 2014, les ICS sont aux mains de ce groupe indien, qui détient une participation majoritaire de 78%. Cependant, malgré cette mainmise, les retombées pour le Sénégal sont quasi inexistantes.

Sur le plan financier, les révélations sont alarmantes : les ICS échappent totalement à leur devoir fiscal en ne payant ni impôts sur le revenu, ni TVA, ni droits de douane, ni redevance minière. Cette situation a conduit l'entreprise à accumuler une dette colossale de 200 milliards envers l'État sénégalais, une somme qui met en péril les finances publiques.

En outre, l'activité agricole, pour laquelle les ICS devraient pourtant être un pilier, est grandement négligée. L'usine de Mbao, avec sa capacité de production de 250 000 tonnes par an, est loin de répondre aux besoins nationaux, alors que le Sénégal nécessite annuellement 150 000 tonnes d'acide phosphorique, un produit clé pour l'agriculture.

Les révélations d'Abdoul Aziz Ndiaye mettent en lumière un dysfonctionnement majeur dans la gestion des ICS, soulignant l'urgence pour les autorités sénégalaises d'agir afin de rectifier cette situation préjudiciable à l'économie nationale et au développement agricole.

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