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Politique

Thierno Alassane Sall dénonce l'Agenda 2050 : un projet bâclé aux nombreuses lacunes

Dans un post incisif sur la plateforme X, Thierno Alassane Sall, leader de la République des Valeurs (RV), a vivement critiqué l'élaboration de l'Agenda 2050, un projet censé tracer la voie du développement futur du Sénégal. Il dénonce une série de…

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Thierno Alassane Sall dénonce l'Agenda 2050 : un projet bâclé aux nombreuses lacunes

Dans un post incisif sur la plateforme X, Thierno Alassane Sall, leader de la République des Valeurs (RV), a vivement critiqué l'élaboration de l'Agenda 2050, un projet censé tracer la voie du développement futur du Sénégal. Il dénonce une série de lacunes, d'erreurs géographiques et d'incohérences qui, selon lui, illustrent un manque de rigueur et de vision au sommet de l’État.

L'une des erreurs les plus flagrantes, qu'il cite avec ironie, est la confusion des localisations de Sédhiou et Kolda sur la carte présentée dans l'Agenda. « Comment peut-on espérer transformer un pays en s'égarant dans sa géographie ? » s'interroge-t-il, pointant du doigt une gestion qu'il juge bâclée et inquiétante.

Thierno Alassane Sall ne s'arrête pas là. Il énumère plusieurs autres incohérences révélatrices, selon lui, d’une improvisation préoccupante. Parmi elles, l'absence de toute mention de la souveraineté monétaire, une question stratégique pourtant centrale dans les promesses électorales du parti au pouvoir. Cette omission est qualifiée de « reniement » par Sall, qui estime que cette question est cruciale pour toute véritable transformation économique.

Le leader de RV reproche également au gouvernement d'avoir ignoré les forces vives de la nation lors de l'élaboration de cet Agenda. Ni la société civile, ni le secteur privé n'ont été consultés, bien que le gouvernement compte sur un financement de 5 700 milliards de francs CFA provenant de ce secteur pour réaliser son plan quinquennal. Une approche qu'il juge incohérente et dangereusement éloignée des réalités économiques du pays.

L'ambition de croissance économique de l'Agenda 2050 est également remise en question par Sall. Le plan prévoit un taux de croissance moyen de 6,5 à 7 %, un chiffre qu’il juge insuffisant pour véritablement transformer le pays. Seules les nations atteignant des taux de croissance à deux chiffres ont réussi à se développer, souligne-t-il, mettant en garde contre la reproduction des erreurs du passé.

Autre critique : les promesses de réduction des tarifs énergétiques. Sall note que l’Agenda 2050 prévoit de ramener le prix de l'électricité à moins de 60 F CFA/kWh d’ici 2050, un objectif qu’il juge trop peu ambitieux, surtout au regard des tarifs déjà pratiqués dans des pays voisins comme la Côte d’Ivoire. Cette lenteur, selon lui, handicape la compétitivité économique du Sénégal.

Dans sa critique, Sall pointe également l'absence d'une réflexion sur la valorisation de la culture, un élément qu'il considère comme indispensable à tout projet de transformation durable. Selon lui, cet Agenda, « purement technocratique », fait l'impasse sur les réalités sociales et les aspirations des Sénégalais.

Enfin, il s'inquiète du manque de stratégie face aux défis sécuritaires, notamment ceux liés à la crise au Sahel. Dans un contexte de tensions régionales, l'absence d'une politique claire sur la souveraineté territoriale et la défense des frontières expose, selon lui, le pays à des vulnérabilités graves.

Thierno Alassane Sall conclut en affirmant que l'Agenda 2050 ne prend pas en charge les urgences actuelles du Sénégal. Selon lui, les autorités n’ont pas proposé de solutions concrètes pour alléger les difficultés économiques immédiates des Sénégalais. Ce qu’il décrit comme un projet rempli de vœux pieux, sans feuille de route ni contenu sérieux, risque de décevoir les attentes du peuple.

En résumé, l'Agenda 2050, plutôt que de susciter l'espoir, apparaît aux yeux de Sall comme une « montagne qui accouche d’une souris ». Pour lui, le Sénégal mérite une vision plus ambitieuse et réaliste, capable de répondre aux défis présents et futurs.

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