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Politique

Ousmane Sonko annonce un projet de loi pour abroger l’amnistie et faire éclater la vérité sur les crimes de 2021-2024

Lors de sa première Déclaration de Politique Générale ce vendredi 27 décembre devant l’Assemblée nationale, le Premier ministre Ousmane Sonko a pris une position ferme sur un sujet sensible : l’amnistie accordée en mars 2024 pour effacer les crimes commis…

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Ousmane Sonko annonce un projet de loi pour abroger l’amnistie et faire éclater la vérité sur les crimes de 2021-2024

Lors de sa première Déclaration de Politique Générale ce vendredi 27 décembre devant l’Assemblée nationale, le Premier ministre Ousmane Sonko a pris une position ferme sur un sujet sensible : l’amnistie accordée en mars 2024 pour effacer les crimes commis entre 2021 et 2024 sous le régime de l’ancien président Macky Sall. Cette loi avait permis à plusieurs personnalités politiques, dont lui-même et le président Bassirou Diomaye Faye, de retrouver leur liberté après des périodes tumultueuses marquées par des tensions politiques et sociales.

Désormais à la tête du gouvernement, Ousmane Sonko a annoncé le dépôt imminent d’un projet de loi visant à rapporter cette mesure d’amnistie. « Il sera proposé à votre illustre assemblée un projet de loi rapportant la loi d’amnistie votée le 6 mars 2024 par la précédente législature, pour que toute la lumière soit enfin faite et les responsabilités établies, de quelques bords qu’elles se situent », a-t-il déclaré, sous les regards attentifs des députés.

Dans son discours, le Premier ministre a insisté sur la nécessité d’instaurer une justice équitable et transparente pour réconcilier le pays avec son passé récent. « Aucun sentiment de revanche ne nous anime, loin de là ! Il s’agit uniquement de justice, pilier sans lequel aucune paix sociale ne peut être garantie », a-t-il martelé.

Ousmane Sonko a également pris soin de dissiper les craintes d’une possible « chasse aux sorcières » visant des acteurs de l’ancien régime. Selon lui, la démarche se veut constructive et vise à établir les faits pour restaurer la confiance entre les citoyens et les institutions. « Ce projet de loi n’est pas une vengeance, mais une exigence de vérité et de justice », a-t-il précisé.

Cette annonce marque un tournant politique majeur et suscite déjà des réactions contrastées dans le paysage politique et au sein de la société civile. Si certains saluent une démarche courageuse en faveur de la vérité et de la justice, d’autres y voient un risque de raviver les tensions politiques et sociales dans un pays encore marqué par les troubles de ces dernières années.

Pour rappel, la loi d’amnistie adoptée en mars 2024 avait suscité de vifs débats. Ses détracteurs dénonçaient une mesure visant à protéger des personnalités politiques impliquées dans des affaires judiciaires, tandis que ses partisans la considéraient comme une étape nécessaire pour apaiser le climat politique et éviter de nouvelles confrontations.

Avec cette initiative, Ousmane Sonko et son gouvernement prennent le pari de miser sur la justice comme levier de réconciliation nationale. Il reste à voir si le projet de loi sera adopté par l’Assemblée nationale et quelles en seront les répercussions sur la scène politique sénégalaise.

Dans un contexte où la confiance dans les institutions reste fragile, la décision d’abroger l’amnistie pourrait devenir un test crucial pour la gouvernance d’Ousmane Sonko et sa capacité à rassembler autour d’un projet commun de justice et de vérité.

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