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Société

Examens de fin de cycle élémentaire et du BFEM : Le Premier ministre appelle à régulariser les candidats sans pièces d’état civil d'ici le 30 avril 2025

Lors de la réunion interministérielle sur l’état civil tenue ce mardi, le Premier ministre Ousmane Sonko a souligné l'urgence de régulariser la situation des élèves candidats aux examens de fin de cycle élémentaire, du Brevet de Fin d'Études Moyennes…

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Examens de fin de cycle élémentaire et du BFEM : Le Premier ministre appelle à régulariser les candidats sans pièces d’état civil d'ici le 30 avril 2025

Lors de la réunion interministérielle sur l’état civil tenue ce mardi, le Premier ministre Ousmane Sonko a souligné l'urgence de régulariser la situation des élèves candidats aux examens de fin de cycle élémentaire, du Brevet de Fin d'Études Moyennes (BFEM) et du baccalauréat qui ne disposent pas de pièces d'état civil. Cette problématique, qui touche des milliers d'élèves à travers le pays, menace non seulement leur droit à l'éducation mais également leur accès à des opportunités futures.

« J’engage les ministres chargés de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur, de la Formation professionnelle, en collaboration avec les ministres des Collectivités territoriales, de la Justice et de l’Intérieur, à prendre sans délai les dispositions appropriées pour résoudre la problématique des élèves candidats aux examens sans pièces d’état civil. Cette résolution doit être ponctuelle, au plus tard le 30 avril 2025, pour les examens de l’année scolaire en cours, et structurelle, au plus tard le 31 décembre 2025, pour la cohorte d’élèves concernés par cette problématique », a déclaré le Premier ministre.

La question des élèves sans acte de naissance est un enjeu crucial pour le système éducatif sénégalais. En l'absence de ces documents, les enfants risquent d'être privés de la possibilité de passer leurs examens, d'obtenir des diplômes reconnus et de poursuivre leur scolarité. Cette situation expose également les jeunes concernés à une vulnérabilité accrue, les privant de leur identité légale et de l'accès aux services publics essentiels.

Lors de la réunion, plusieurs pistes de solutions ont été envisagées pour pallier cette difficulté. Parmi elles, l'organisation d'audiences foraines dans les zones les plus touchées, la sensibilisation des parents à l'importance de la déclaration des naissances et la collaboration avec les autorités locales pour identifier et régulariser les enfants concernés. Il est également prévu de renforcer l'interopérabilité des systèmes d'information entre les ministères de l'Éducation, de la Justice et de l'Intérieur pour assurer un meilleur suivi des élèves sans état civil.

La date du 30 avril 2025 a été fixée comme échéance pour résoudre cette question de manière temporaire pour les examens de l'année scolaire en cours. Cependant, une solution structurelle et durable est attendue d'ici le 31 décembre 2025, afin de garantir à tous les enfants sénégalais leur droit à l'identité et à l'éducation.

Cette démarche s'inscrit dans le cadre plus large du Programme NEKKAL, qui vise à renforcer et à digitaliser le système d'information de l'état civil au Sénégal. En assurant l'accès à des pièces d'état civil pour tous les élèves, le gouvernement cherche à combler les lacunes d'un système longtemps critiqué pour ses dysfonctionnements et ses lenteurs administratives.

La régularisation des élèves sans acte de naissance est une priorité pour le gouvernement, car elle touche à des enjeux de justice sociale, d'égalité des chances et de protection de l'enfance. Il est désormais impératif que les mesures annoncées soient rapidement mises en œuvre pour éviter que des milliers d'enfants ne soient exclus du système éducatif sénégalais.

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