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Société

Vers une nouvelle ère politique : L’appel de Alioune Tine pour tourner la page de l’hyperprésidentialisme au Sénégal

Le fondateur du think-tank Afrikajom Center a lancé un vibrant appel à rompre avec le cycle de violence politique et les dérives d’un pouvoir présidentiel jugé omnipotent. À travers une déclaration marquée par la gravité et la lucidité, le défenseur des…

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Vers une nouvelle ère politique : L’appel de Alioune Tine pour tourner la page de l’hyperprésidentialisme au Sénégal

Le fondateur du think-tank Afrikajom Center a lancé un vibrant appel à rompre avec le cycle de violence politique et les dérives d’un pouvoir présidentiel jugé omnipotent. À travers une déclaration marquée par la gravité et la lucidité, le défenseur des droits humains exhorte à une transformation en profondeur du système politique sénégalais.

« Depuis 2009/2011, avec les Assises nationales et la lutte contre le troisième mandat, nous avons vécu l’expérience de la toute-puissance de l’hyperprésidentialisme à la tête d’un exécutif qui assujettit tous les pouvoirs pour se maintenir », a-t-il rappelé, dénonçant un système qui confisque les contre-pouvoirs et alimente la répression.

Ce schéma, selon lui, s’est répété en 2021 et encore plus violemment en 2024, avec un lourd tribut payé en vies humaines. « On a répété l’expérience de la toute-puissance et de la résistance… avec plus de morts d’hommes », écrit-il, soulignant l’urgence d’un changement de paradigme.

Depuis l’an 2000, aucune alternance politique ne s’est déroulée sans tensions majeures. Les transitions, censées être des moments d’expression démocratique, ont été entachées de violences et de pertes humaines. Une réalité tragique que le fondateur d’Afrikajom Center juge inacceptable : « Les alternances ne se déroulent pas dans la sérénité, mais dans la violence et avec morts d’hommes. C’est ça qui doit changer radicalement. »

Dans sa conclusion, il appelle à tourner la page d’un pouvoir présidentiel « de vie et de mort », incarnant un modèle d’hyperprésidentialisme aux conséquences dévastatrices sur le plan politique, institutionnel et humain. Il prône un rééquilibrage des pouvoirs, une consolidation de l’État de droit et une démocratie apaisée, fondée sur le respect des droits fondamentaux.

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