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Société

Lotissement à Sangalkam : une opération foncière sous le feu des critiques de la jeunesse

À Sangalkam, une opération de lotissement baptisée « P. M. » alimente les débats et ravive les inquiétudes. Selon des sources locales concordantes, ce projet d’aménagement couvre une superficie d’un hectare, 86 ares et 56 centiares, pour un total de 79…

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Lotissement à Sangalkam : une opération foncière sous le feu des critiques de la jeunesse

À Sangalkam, une opération de lotissement baptisée « P. M. » alimente les débats et ravive les inquiétudes. Selon des sources locales concordantes, ce projet d’aménagement couvre une superficie d’un hectare, 86 ares et 56 centiares, pour un total de 79 parcelles inscrites sur un plan officiel déjà validé. Mais si l’avancée du projet semble concrète, sa légitimité soulève de sérieuses interrogations au sein de la population, notamment de la jeunesse.

Au cœur de la polémique : l’implication du maire actuel, Alpha Bokar Khouma, aux côtés d’un ancien adjoint du maire Omar Guèye, figure de l’ancienne équipe municipale. Une alliance jugée contre-nature par plusieurs habitants, qui y voient une forme de continuité avec des pratiques de gestion foncière autrefois dénoncées pour leur opacité.

Pour nombre de jeunes, cette collaboration illustre un reniement des engagements de rupture, de justice foncière et de transparence brandis lors des dernières élections locales. Le retour des « vieilles méthodes », dénoncent-ils, compromet les espoirs placés dans un nouveau souffle municipal, attendu pour donner la priorité aux besoins réels des citoyens.

Le protocole d’accord dévoilé dans le cadre de ce lotissement prévoit une répartition des parcelles à hauteur de 60 % pour le propriétaire du terrain, les 40 % restants étant partagés entre la municipalité et le promoteur. Une formule que plusieurs acteurs locaux jugent déséquilibrée, voire injuste, estimant que les jeunes — souvent marginalisés dans les politiques foncières — risquent encore d’en être les grands oubliés.

Dans ce climat de suspicion, des voix s’élèvent pour exiger la transparence. Des habitants demandent l’ouverture d’une enquête indépendante afin de faire toute la lumière sur les conditions d’attribution des parcelles. D’autres appellent à une suspension immédiate de toute initiative foncière en l’absence de garanties claires sur l’équité et l’inclusion.

Pour une frange croissante de la jeunesse, il est impensable de laisser la commune redevenir le théâtre d’arrangements politiques entre anciens et nouveaux élus, à la veille d’échéances électorales décisives. Leur slogan, désormais repris dans les quartiers et sur les réseaux sociaux, est sans ambiguïté : « Non à la continuité d’une mafia foncière à Sangalkam ! Oui à une gestion transparente et participative des terres ! »

Dans ce contexte de tension, le nom de Cheikh Sow commence à émerger comme figure de proue de la contestation. Porte-voix de cette jeunesse en quête de justice foncière, il affirme incarner une génération décidée à veiller, coûte que coûte, à ce que leur avenir ne se décide plus sans eux.

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