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Politique

Session parlementaire 2024-2025 : Takku Wallu Sénégal dresse un bilan critique et appelle à des réformes

À l’occasion de la clôture de la session ordinaire unique 2024-2025, le groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal a dressé un constat sévère sur le fonctionnement de l’Assemblée nationale. Lors d’une déclaration prononcée par son vice-président, le député…

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Session parlementaire 2024-2025 : Takku Wallu Sénégal dresse un bilan critique et appelle à des réformes

À l’occasion de la clôture de la session ordinaire unique 2024-2025, le groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal a dressé un constat sévère sur le fonctionnement de l’Assemblée nationale. Lors d’une déclaration prononcée par son vice-président, le député Djimo Souaré, le groupe a dénoncé une série de « dérives graves et répétées » qu’il impute à la majorité parlementaire et à la présidence de l’institution.

Selon Takku Wallu Sénégal, la session écoulée s’est caractérisée par un effacement quasi-total de l’initiative parlementaire, confisquée selon eux par l’exécutif. Le groupe dénonce une Assemblée nationale transformée en simple chambre d’enregistrement, incapable de garantir la séparation des pouvoirs. Il accuse le pouvoir exécutif d’avoir dicté le rythme des débats, orienté les priorités législatives et marginalisé les députés de l’opposition dans le processus décisionnel. Parmi les exemples cités figurent la suppression d’institutions constitutionnelles, le blocage systématique de propositions de loi émanant des députés, et des violations répétées du règlement intérieur.

Le groupe parlementaire a également pointé du doigt le comportement du président de l’Assemblée nationale, accusé d’avoir usurpé la parole au mépris de l’article 69 du règlement intérieur. Takku Wallu estime que ces interventions intempestives, souvent dirigées contre les députés de l’opposition, ont contribué à déséquilibrer les débats et à décrédibiliser l’hémicycle. Le non-respect de l’article 74, qui encadre les questions préalables, est également cité comme un exemple flagrant d’atteinte à l’équité dans les discussions. Dans ce contexte, les parlementaires de Takku Wallu ont exhorté le président de l’Assemblée à « prendre de la hauteur » et à rompre avec une stratégie de communication « vouée à l’échec ».

Réagissant aux accusations récentes selon lesquelles certains députés auraient perçu des indemnités exceptionnelles ou bénéficié de prêts à l’occasion des fêtes religieuses, Takku Wallu Sénégal a fermement démenti. « Aucun de nos membres n’a touché le moindre franc », a déclaré Djimo Souaré, précisant que le groupe avait décliné toute offre de prêt pour la Tabaski. Il a dénoncé une campagne de dénigrement orchestrée par des députés de la majorité, accusés d’alimenter la polémique dans les médias et sur les réseaux sociaux, dans le but de ternir l’image des parlementaires de l’opposition.

Malgré ce climat tendu, le groupe n’a pas manqué de rendre hommage au président sortant Macky Sall. Il a salué son « courage politique » et son « rayonnement international », rappelant que Takku Wallu demeure solidaire de l’ancien chef de l’État. Enfin, les responsables du groupe ont tenu à féliciter l’ensemble de leurs membres pour leur engagement et leur implication durant cette session parlementaire particulièrement agitée.

À quelques mois de la prochaine rentrée parlementaire, les lignes de fracture semblent déjà bien tracées. Entre tensions politiques, rivalités internes et guerre des récits, la prochaine session s’annonce électrique. Takku Wallu Sénégal entend bien peser de tout son poids pour que les réformes institutionnelles soient à l’ordre du jour et que la démocratie parlementaire retrouve ses lettres de noblesse.

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