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Justice

Assemblée générale de l’UMS : Ousmane Chimère Diouf monte au créneau pour défendre la justice

L’Union des Magistrats du Sénégal (UMS) a tenu ce samedi son Assemblée générale, marquée par l’intervention du président sortant, le juge Ousmane Chimère Diouf, qui a pris la parole pour défendre la magistrature face aux critiques et attaques qui la…

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Assemblée générale de l’UMS : Ousmane Chimère Diouf monte au créneau pour défendre la justice

L’Union des Magistrats du Sénégal (UMS) a tenu ce samedi son Assemblée générale, marquée par l’intervention du président sortant, le juge Ousmane Chimère Diouf, qui a pris la parole pour défendre la magistrature face aux critiques et attaques qui la visent. Tout en réaffirmant son ouverture à des remarques constructives, il a mis en garde contre les discours politiques susceptibles de discréditer l’institution judiciaire.

Revenant sur les deux mandats qu’il a passés à la tête de l’UMS, Ousmane Chimère Diouf a rappelé que son premier exercice avait été marqué par la pandémie de Covid-19, avant que l’environnement politico-judiciaire ne devienne de plus en plus tendu. Selon lui, ces dernières années ont été ponctuées de vives critiques, justifiées ou non, à l’encontre de la justice. Il a souligné que chaque fois que la situation l’exigeait, l’UMS avait rappelé aux acteurs politiques et sociaux le respect dû à l’institution, laquelle reste, malgré ses imperfections, le dernier rempart incontournable et la garante de l’État de droit.

Le magistrat a indiqué qu’il avait déjà, lors du discours d’ouverture d’août 2022, attiré l’attention sur les attaques répétées contre la justice. Il s’était alors dit preneur de toute critique objective, étayée par une argumentation juridique et susceptible de faire progresser le droit ainsi que le bon fonctionnement du service public. Cette position, selon lui, a été réaffirmée en 2023 et 2024, notamment après des attaques visant directement certains magistrats dans l’exercice de leurs fonctions, un phénomène qui reste toujours d’actualité.

Reconnaissant que la justice est rendue au nom du peuple, il a rappelé que les citoyens ont le droit d’en évaluer le fonctionnement, d’autant plus qu’ils sont les premiers à subir les conséquences de l’application des lois. Pour autant, il a insisté sur le fait que la critique ne doit pas se transformer en discrédit, une distinction essentielle à préserver. Il a rappelé que le système judiciaire repose lui-même sur la critique constructive, incarnée par les voies de recours qui permettent à toute partie non satisfaite d’une décision de saisir une juridiction supérieure. Mais, a-t-il ajouté, « la justice tient sa force de la loi » et la Constitution a clairement défini la répartition des pouvoirs, ce qui ne laisse place à aucune ambiguïté.

Le président sortant de l’UMS a également salué le rayonnement de la justice sénégalaise sur la scène africaine et internationale. Il a cité en exemple la réunion du groupe africain de l’Union internationale de la Magistrature, organisée en avril dernier à Casablanca, où plusieurs juristes étrangers ont loué les performances et le professionnalisme de la justice au Sénégal. Cette reconnaissance s’est traduite par une proposition des participants de tenir la prochaine réunion de 2026 au Sénégal, sous réserve de l’accord et du soutien des autorités publiques.

En conclusion, Ousmane Chimère Diouf a réaffirmé son attachement à une justice respectée et respectable, ouverte au débat juridique mais fermement opposée à toute tentative de la fragiliser par des propos politisés. Son discours, prononcé devant ses pairs, s’inscrit comme un plaidoyer pour une magistrature indépendante, garante des valeurs de l’État de droit, dans un contexte où l’institution judiciaire est régulièrement au cœur des débats nationaux.

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