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Société

Kaolack : le ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines lance des journées portes ouvertes pour sensibiliser sur l’exploitation minière

« Nous sommes réunis aujourd’hui à Kaolack dans le cadre d’un atelier de partage et de sensibilisation organisé en marge de la journée portes ouvertes du ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines. Ces journées portes ouvertes font suite à des…

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Kaolack : le ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines lance des journées portes ouvertes pour sensibiliser sur l’exploitation minière

« Nous sommes réunis aujourd’hui à Kaolack dans le cadre d’un atelier de partage et de sensibilisation organisé en marge de la journée portes ouvertes du ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines. Ces journées portes ouvertes font suite à des missions d’audit menées sur l’ensemble du territoire national pour vérifier la conformité des titres miniers », a expliqué Elhadji Amadou Mactar Diagne, directeur régional de l’Énergie, du Pétrole et des Mines de Kaolack.

À l’issue de ces contrôles, le ministère a constaté plusieurs manquements. Ils concernent notamment des autorisations délivrées par des autorités non compétentes ou encore des exploitations clandestines. D’autres irrégularités ont été relevées dans le domaine environnemental, notamment sur les carrières. « Rien qu’au niveau de la région de Kaolack, nous avons identifié plus de 100 sites non réhabilités. Cela constitue un désastre écologique dont l’ampleur n’est pas encore totalement mesurée, mais qui est énorme », a rappelé M. Diagne.

Face à ces constats, le ministre a instruit ses services, en particulier la Direction générale des mines et de la géologie, d’organiser ces journées portes ouvertes afin d’échanger avec les populations, les élus territoriaux et les différents acteurs du secteur. « Il fallait que l’administration se rapproche des populations, et ce n’est qu’un début. Nous avons reçu des instructions : ouvrir nos portes à tous les opérateurs, aux élus territoriaux et à l’ensemble des acteurs du secteur. Nous avons l’obligation de travailler avec eux pour leur apporter appui et conseils », a poursuivi M. Diagne.

Concernant les carrières de Kaolack, il a précisé : « Nous comptons actuellement 11 exploitations en cours, dont 7 de sable et 4 de latérite. Parmi elles, seules 2 carrières disposent d’une autorisation régulière. Les autres fonctionnent sous des autorisations temporaires. Or, une carrière temporaire ne peut pas durer plus de deux ans, avec possibilité de renouvellement d’un an. Même les carrières permanentes ne dépassent pas cinq ans. »

Le directeur régional a également souligné que, depuis trois mois, sa direction travaille en étroite collaboration avec les élus territoriaux. « Il n’y a plus de carrières privées actuellement. Nous avons transmis aux collectivités tous les dossiers nécessaires pour régulariser la situation. Le ministre a donné des instructions fermes : toutes les carrières qui ne seront pas en règle d’ici deux mois seront tout simplement fermées. Les collectivités ont été sensibilisées en ce sens. Si la régularisation n’est pas faite, cela risque d’avoir des répercussions sur les populations qui ont un besoin constant de matériaux de construction. »

M. Diagne a enfin rappelé les avantages pour les collectivités : « Lorsqu’une commune dispose d’une carrière dans son périmètre, elle assure l’approvisionnement de sa population à des prix plus accessibles grâce à la proximité. Ensuite, cela contribue à l’éradication des exploitations illégales ou clandestines. À Kaolack comme ailleurs au Sénégal, certains exploitants se cachent pour travailler la nuit, notamment dans le département de Nioro du Rip où nous avons eu des échos de personnes qui exploitent avant l’aube pour livrer leurs décharges dans la journée. Ce sont des pratiques que nous devons combattre. »

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