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Politique

Ousmane Sonko relance le débat sur le rapport de l’IGE : entre zones d’ombre, continuité de l’État et bataille politique

Ce vendredi 28 novembre 2025, Ousmane Sonko a profité de son passage devant l’Assemblée nationale pour revenir sur l’affaire du rapport de l’Inspection générale d’État (IGE) relatif au Conseil économique, social et environnemental (CESE), un dossier qui…

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Ousmane Sonko relance le débat sur le rapport de l’IGE : entre zones d’ombre, continuité de l’État et bataille politique

Ce vendredi 28 novembre 2025, Ousmane Sonko a profité de son passage devant l’Assemblée nationale pour revenir sur l’affaire du rapport de l’Inspection générale d’État (IGE) relatif au Conseil économique, social et environnemental (CESE), un dossier qui continue de susciter des remous politiques plusieurs années après les faits. Le Premier ministre a tenu à clarifier sa position et à rappeler le déroulement exact du traitement du rapport sous l’ancien régime.

Selon lui, le document avait bel et bien été « lu et approuvé » par l’ancien président Macky Sall, qui n’aurait émis qu’une seule réserve portant sur la deuxième recommandation de l’IGE, celle liée au statut du président d’honneur du CESE et aux avantages qui y étaient associés. Pour Sonko, cette précision est essentielle car elle montre que l’ex-chef de l’État avait validé la quasi-totalité des conclusions des inspecteurs.

Il a également souligné le rôle d’Amadou Ba, alors Premier ministre, qu’il a présenté comme l’autorité ayant exécuté les recommandations issues du rapport. D’après les explications du chef du gouvernement, Amadou Ba avait sollicité le ministre des Finances de l’époque, Mamadou Moustapha Ba, ainsi que le président du CESE, Abdoulaye Daouda Diallo. Le rapport avait même été transmis à la présidente sortante de l’institution, Aminata Touré. Toujours selon Sonko, une correspondance avait ensuite été adressée à la justice le 3 juillet 2023.

« Le rapport existe et je ne connais que la continuité de l’État. J’ai fait ce que j’avais à faire. Un rapport ne se retient pas. Le coupable ou non est déterminé par la justice », a martelé Ousmane Sonko, insistant sur le fait que le traitement du dossier dépasse les considérations politiques et relève exclusivement de la responsabilité judiciaire.

Au cœur de cette affaire se trouve une somme évaluée à près de deux milliards de FCFA dont la destination demeure incertaine, selon le Premier ministre. Cette zone d’ombre a ravivé les tensions politiques, d’autant plus que l’affaire coïncide avec la récente nomination d’Aminata Touré à un poste stratégique au sein de la coalition au pouvoir. Certains y voient un paradoxe ou un malaise, compte tenu du fait que le rapport de l’IGE évoque indirectement la gestion du CESE à l’époque où elle en assurait la présidence.

Aminata Touré, pour sa part, a rejeté de façon catégorique toute accusation de mauvaise gestion. Elle a même proposé une audition publique de l’Inspection générale d’État, convaincue qu’une telle démarche permettrait de lever définitivement les doutes et de clore les polémiques.

Le dossier reste toutefois suspendu à une décision du chef de l’État, seul habilité à décider de la suite à donner au rapport et à sa transmission formelle à la justice. Cette attente entretient un climat d’incertitude, sur fond d’enjeux judiciaires mais surtout politiques, alors que la classe politique s’interroge sur les véritables conséquences qu’un tel dossier pourrait entraîner dans le contexte actuel.

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