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Les ex-travailleurs de Direct-Info interpellent Cheikh Amar et réclament le paiement de leurs arriérés de salaires

La situation sociale des ex-travailleurs du quotidien Direct-Info continue de susciter indignation et incompréhension. Dans un communiqué rendu public, ces anciens employés interpellent directement l’homme d’affaires Cheikh Amar, propriétaire du journal,…

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Les ex-travailleurs de Direct-Info interpellent Cheikh Amar et réclament le paiement de leurs arriérés de salaires

La situation sociale des ex-travailleurs du quotidien Direct-Info continue de susciter indignation et incompréhension. Dans un communiqué rendu public, ces anciens employés interpellent directement l’homme d’affaires Cheikh Amar, propriétaire du journal, pour exiger le paiement de leurs arriérés de salaires impayés depuis 2019. Plus de cinq ans après l’arrêt effectif de leurs activités, ils disent vivre une injustice prolongée, aggravée par le silence persistant de leur ancien employeur.

Les ex-travailleurs rappellent que leur dernière rencontre avec Cheikh Amar remonte à 2021, à son domicile des Almadies. À l’issue de cet entretien, expliquent-ils, le propriétaire de Direct-Info leur avait donné des assurances fermes. Après le limogeage du directeur général de l’époque, Pape Diogoye Faye, Cheikh Amar s’était engagé à reprendre personnellement les rênes du journal et à régler l’ensemble des dettes sociales, notamment les salaires dus aux employés qui s’étaient mobilisés jusqu’au départ du responsable incriminé. Des engagements clairs, selon eux, mais qui n’ont jamais été suivis d’actes concrets, malgré de nombreuses tentatives de relance.

Les anciens travailleurs soulignent par ailleurs qu’ils avaient volontairement suspendu leur lutte syndicale à la suite de l’accident de Cheikh Amar sur l’autoroute Ila-Touba. Par solidarité et pour des raisons humanitaires, la section SYNPICS de Direct-Info avait décidé de baisser la pression, espérant une reprise du dialogue une fois la situation stabilisée. Cette décision, expliquent-ils aujourd’hui, n’a malheureusement pas été récompensée, car depuis cet épisode, toute communication avec le propriétaire du journal s’est progressivement interrompue.

Selon leur témoignage, Cheikh Amar aurait cessé de répondre aux sollicitations des travailleurs et refusé toute rencontre directe. Pourtant, après le limogeage du directeur général, des échanges réguliers existaient encore, notamment par l’intermédiaire du secrétaire général de la section SYNPICS de Direct-Info. Ces contacts entretenaient l’espoir d’un règlement prochain du contentieux social, espoir qui s’est depuis transformé en profonde désillusion.

Sur le plan humain et social, les conséquences de cette situation sont lourdes. Les ex-travailleurs décrivent une précarité devenue insoutenable. Certains d’entre eux ont été expulsés de leur logement pour défaut de paiement de loyers, d’autres se retrouvent dans l’incapacité de faire face à des soins médicaux élémentaires lorsqu’ils tombent malades. Plusieurs familles, autrefois soutenues par un revenu régulier, se retrouvent aujourd’hui sans ressources stables, plongées dans une détresse que les anciens employés jugent évitable si les engagements pris avaient été respectés.

Ils dénoncent également ce qu’ils perçoivent comme un contraste choquant entre leur situation de grande vulnérabilité et les apparitions publiques répétées de Cheikh Amar, qui affiche, selon eux, une aisance financière incompatible avec le non-paiement de salaires dus depuis des années. À leurs yeux, cette situation est d’autant plus incompréhensible que deux de leurs anciens collègues, licenciés de manière jugée abusive en 2015, disposent de décisions de justice définitives toujours inexécutées à ce jour.

Face à ce qu’ils considèrent comme un déni de justice sociale, les ex-travailleurs de Direct-Info exigent le paiement immédiat et intégral de leurs arriérés de salaires, ainsi que l’exécution sans délai des décisions de justice pendantes. Ils préviennent que, faute de réponse concrète et rapide, ils se réservent le droit d’engager toutes les actions légales, syndicales et médiatiques nécessaires pour faire valoir leurs droits et obtenir réparation.

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