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Politique

Ousmane Sonko révèle l’ampleur de la dette publique et appelle à un combat permanent contre le système

En marge de la cérémonie de clôture des 72 heures culturelles et sportives de la commune de Passi, tenue ce jeudi, le Premier ministre Ousmane Sonko est longuement revenu sur l’affaire dite de la « dette cachée », un dossier qu’il juge emblématique de la…

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Ousmane Sonko révèle l’ampleur de la dette publique et appelle à un combat permanent contre le système

En marge de la cérémonie de clôture des 72 heures culturelles et sportives de la commune de Passi, tenue ce jeudi, le Premier ministre Ousmane Sonko est longuement revenu sur l’affaire dite de la « dette cachée », un dossier qu’il juge emblématique de la situation financière réelle héritée par les nouvelles autorités. Devant les populations, le chef du gouvernement a tenu à expliquer les motivations qui ont conduit l’État à lancer, dès sa prise de fonction, un audit approfondi du stock de la dette publique.

Selon Ousmane Sonko, les chiffres officiels communiqués par l’ancien régime étaient loin de refléter la réalité. Il rappelle qu’au moment de quitter le pouvoir, les précédentes autorités avaient annoncé un niveau d’endettement équivalent à 74 % du produit intérieur brut. Or, l’audit engagé par le nouveau gouvernement a révélé une situation bien plus alarmante, avec une dette atteignant désormais 119 % du PIB. Pour le Premier ministre, ce niveau signifie clairement que la dette publique dépasse l’ensemble de la richesse produite par le pays, une situation qu’il qualifie de particulièrement préoccupante pour l’avenir économique du Sénégal.

Face à cette réalité, Ousmane Sonko a insisté sur la nécessité absolue de transparence. Il estime que cet exercice d’évaluation n’avait pas pour but de polémiquer, mais plutôt d’informer les citoyens sur l’état réel du pays au moment de l’alternance. Selon lui, les Sénégalais ont le droit de savoir dans quelles conditions les nouvelles autorités ont hérité de la gestion de l’État. Il soutient également que l’absence d’un tel audit aurait exposé le gouvernement à de lourdes critiques, certains n’hésitant pas, selon ses propos, à accuser l’exécutif d’incompétence face aux difficultés économiques.

Au-delà de la question strictement financière, le Premier ministre a élargi son intervention à une critique plus globale du fonctionnement de l’État. Il a évoqué l’existence d’un système profondément enraciné, qui, selon lui, continue de freiner les réformes engagées. Ousmane Sonko affirme que ce système est encore présent dans plusieurs sphères clés, notamment au sein de l’administration, de la justice, mais aussi à la Primature et à la Présidence. Pour lui, ce réseau de résistances n’a pas encore renoncé et constitue un obstacle majeur à la transformation souhaitée par les nouvelles autorités.

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