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Société

Kaolack – Campagne arachidière 2025 : la voix religieuse se fait porte-voix de la détresse paysanne

Dans le bassin arachidier de Kaolack, la campagne agricole 2025 ne se limite plus à une simple question de rendement ou de prix au kilogramme. Elle est devenue une préoccupation sociale majeure, au point de susciter l’intervention de figures religieuses de…

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Kaolack – Campagne arachidière 2025 : la voix religieuse se fait porte-voix de la détresse paysanne

Dans le bassin arachidier de Kaolack, la campagne agricole 2025 ne se limite plus à une simple question de rendement ou de prix au kilogramme. Elle est devenue une préoccupation sociale majeure, au point de susciter l’intervention de figures religieuses de premier plan. À Médina Baye, Cheikh Sidy Araby Niass, Khalif de Cheikh El Hadji Mouhammad Zeynabou Niass, a publiquement exprimé son inquiétude face à la situation difficile que traversent les producteurs agricoles.

Lors d’une intervention empreinte de gravité et de responsabilité morale, le guide religieux a dressé un constat alarmant : la précarité persistante des paysans, en dépit des annonces officielles censées améliorer le déroulement de la campagne. Selon lui, les difficultés liées à la commercialisation de l’arachide et des autres céréales continuent de peser lourdement sur les ménages ruraux, compromettant leur stabilité économique et sociale.

Au-delà des chiffres et des discours institutionnels, Cheikh Sidy Araby Niass a insisté sur la dimension humaine de la crise. Retards dans l’écoulement de la production, faibles revenus, incertitude permanente : autant de facteurs qui, selon lui, portent atteinte à la dignité des paysans et fragilisent la cohésion sociale dans les zones rurales. « Lorsque le paysan souffre, c’est toute la société qui est ébranlée », a-t-il rappelé, appelant à une prise de conscience collective.

Le Khalif a également dénoncé des dysfonctionnements structurels dans l’organisation de la filière arachidière, évoquant notamment l’absence de mécanismes de protection efficaces contre la spéculation et les pertes financières. Pour lui, ces insuffisances traduisent un écart préoccupant entre les engagements annoncés et la réalité vécue sur le terrain.

Dans un pays où l’arachide demeure un pilier de l’économie agricole, la sortie de Cheikh Sidy Araby Niass résonne comme un véritable signal d’alarme. Elle rappelle le rôle historique des autorités religieuses en tant que médiateurs sociaux et défenseurs des plus vulnérables. À Kaolack, cette prise de parole vient ainsi renforcer les appels à des réformes urgentes, fondées sur la transparence, la justice économique et le respect de la parole donnée.

Alors que la campagne arachidière 2025 se poursuit dans un climat de tensions et d’incertitudes, cette interpellation morale remet le paysan au centre du débat et invite les décideurs à repenser les politiques agricoles à l’aune des réalités humaines du monde rural.

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